CORDIS
Résultats de la recherche de l’UE

CORDIS

Français FR

Engineering of Mycoplasma pneumoniae as a broad-spectrum animal vaccine

Informations projet

N° de convention de subvention: 634942

État

Projet clôturé

  • Date de début

    1 Avril 2015

  • Date de fin

    31 Mars 2020

Financé au titre de:

H2020-EU.2.1.4.

  • Budget total:

    € 8 056 677

  • Contribution de l’UE

    € 8 056 677

Coordonné par:

FUNDACIO CENTRE DE REGULACIO GENOMICA

Français FR

Un vaccin bactérien prometteur pour les patients atteints de problèmes pulmonaires

Une nouvelle méthode de vaccination contre un type précis d’infection bactérienne pourrait améliorer considérablement la santé du bétail et avoir des implications positives pour le traitement des maladies pulmonaires chez l’homme.

Alimentation et Ressources naturelles
© Billion Photos, Shutterstock

Les mycoplasmes sont un ensemble de bactéries dépourvues de paroi cellulaire. Ils peuvent infecter presque tous les systèmes vivants, des plantes aux mammifères, chaque espèce de mycoplasme étant spécifiquement adaptée à son hôte. «L’un des plus grands défis sanitaires posé par ces bactéries est qu’elles sont résistantes aux médicaments qui ciblent généralement la paroi cellulaire, tels que les antibiotiques dérivés de la pénicilline», explique Luis Serrano, coordinateur du projet MycoSynVac et directeur du CRG (Centre for Genomic Regulation) en Espagne. «Cela signifie qu’elles sont difficiles à éliminer et qu’elles peuvent causer des lésions chez les animaux infectés qui empêchent leur utilisation à des fins alimentaires.» Pour la majorité des infections par les mycoplasmes, il n’existe pas de vaccin commercial efficace, ce qui a des répercussions à la fois sur l’économie et la santé de l’Europe. Rien qu’en Europe, l’agent pathogène des mycoplasmes M. bovis coûte au secteur de l’élevage bovin près de 144 millions d’euros par an. L’absence de vaccin implique également que de nombreux élevages de volailles de grande dimension ont recours aux antibiotiques, ce qui favorise le développement d’agents pathogènes antibiorésistants susceptibles de nuire aux animaux et aux humains.

Un vaccin universel

«Nous avons identifié un besoin évident en vaccins nouveaux et de meilleure qualité pour lutter contre les mycoplasmes», explique M. Serrano. «Dans le cadre de ce projet, notre objectif était de concevoir un vecteur universel qui pourrait être déployé comme un vaccin à cible unique ou à cibles multiples pour un ensemble d’hôtes animaux.» Les vecteurs universels sont conçus pour stimuler le système immunitaire afin de l’aider à lutter contre de multiples souches d’agents pathogènes. Dans le présent cas, l’équipe est parvenue à créer une version inoffensive d’une bactérie qui colonise le poumon humain, appelée Mycoplasma pneumoniae. Celle-ci est devenue le vecteur universel du projet pour la vaccination des animaux. L’idée était que les protéines de surface d’autres espèces de mycoplasmes pouvaient être simplement «branchées» sur le vecteur et utilisées comme vaccin. Le vaccin bactérien non pathogène mis au point dans le cadre du projet a depuis été testé pour la lutte contre une série de pathogènes animaux, avec des résultats positifs. Cette solution a le potentiel de réduire les infections du bétail, et donc de supprimer le recours aux antibiotiques et à d’autres substances médicales tout au long de la chaîne alimentaire. L’équipe évalue actuellement le degré de protection apporté contre l’infection.

S’attaquer à la pneumonie chez l’homme

Et cette histoire a pris une tournure aussi intéressante qu’inattendue. Depuis l’achèvement du projet en mars 2020, M. Serrano et son équipe ont cherché à utiliser le vecteur ainsi conçu pour traiter la pneumonie acquise sous ventilation (PAV) chez l’homme. Il s’agit d’un type d’infection pulmonaire qui affecte les patients sous ventilation mécanique dans les unités de soins intensifs. Les résultats obtenus dans le cadre de MycoSynVac font aujourd’hui l’objet de travaux intenses dans le cadre de la lutte mondiale contre le coronavirus. «Nous explorons actuellement la possibilité d’appliquer les outils et les techniques développés dans ce projet pour bloquer l’entrée du virus dans les poumons», déclare M. Serrano. «Par exemple, en modifiant la protéine utilisée par le coronavirus SARS-CoV-2, il serait potentiellement possible d’empêcher le virus de se lier aux cellules pulmonaires.» Le vecteur bactérien pourrait alors être utilisé pour exprimer la protéine cible chez les patients ne répondant pas à la thérapie conventionnelle, ce qui contribuerait à bloquer le virus. Ces travaux sont actuellement en cours. Après avoir déposé plusieurs brevets, le CRG a récemment lancé une entreprise ciblant spécifiquement le traitement des maladies pulmonaires humaines.

Mots‑clés

MycoSynVac, vaccin, mycoplasme, bactéries, pénicilline, coronavirus, vaccination, poumon, virus

Informations projet

N° de convention de subvention: 634942

État

Projet clôturé

  • Date de début

    1 Avril 2015

  • Date de fin

    31 Mars 2020

Financé au titre de:

H2020-EU.2.1.4.

  • Budget total:

    € 8 056 677

  • Contribution de l’UE

    € 8 056 677

Coordonné par:

FUNDACIO CENTRE DE REGULACIO GENOMICA