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TENDANCES SCIENTIFIQUES: Une étude nous aide à mieux tenir nos bonnes résolutions

Selon la plus complète et la plus grande étude au monde sur le sujet, la manière dont nous formulons nos résolutions pour la nouvelle année est la clé de notre capacité à les tenir.

Recherche fondamentale

Faire régime ou plus d’exercice? Passer plus de temps avec la famille et les amis? Travailler moins, jouer davantage? Selon les résultats publiés dans la revue «PLOS ONE», ce n’est pas le contenu de la résolution qui fait la différence, mais la manière dont vous la formulez.

Ce n’est pas le quoi, mais le comment

«On a découvert que le soutien apporté aux participants ne faisait pas beaucoup de différence en ce qui concerne leur capacité à tenir leurs résolutions tout au long de l’année», a expliqué le co-auteur de l’étude Per Carlbring, professeur de psychologie à l’Université de Stockholm, dans un communiqué de presse. «Ce qui nous a surpris, ce sont les résultats concernant la manière de formuler votre résolution.» Une équipe de chercheurs des universités de Stockholm et de Linköping en Suède a analysé les résolutions formulées par 1 066 personnes à la fin de 2017. Les résolutions les plus populaires portent sur la santé physique, la perte de poids et de meilleures habitudes alimentaires. Ils ont divisé les participants en trois groupes: les personnes n’ayant reçu aucun soutien, celles ayant profité d’un peu de soutien et celles ayant bénéficié d’un soutien continu. Les sujets ont fait l’objet d’un suivi mensuel afin de déterminer le degré de leur engagement par rapport à leurs résolutions.

Vous souhaitez vraiment tenir votre résolution? Alors formulez-la de manière positive

Les résolutions classées comme «objectifs d’approche» (essayer d’adopter une nouvelle habitude ou introduire quelque chose de nouveau) présentaient un taux de réussite plus élevé que les «objectifs d’évitement» (arrêter ou éviter quelque chose). Après un an de suivi, les résolutions formulées selon un objectif d’approche étaient nettement plus tenues (59 %) que celles ayant un objectif d’évitement (47 %). Globalement, 55 % des personnes interrogées estimaient qu’elles arrivaient à tenir leurs résolutions. Le groupe ayant profité d’un peu de soutien est celui des trois qui a obtenu les meilleurs résultats. Le professeur Per Carlbring explique que: «Souvent, formuler la résolution différemment peut faire la différence. Par exemple, si votre objectif est d’arrêter de manger des bonbons pour perdre du poids, vous obtiendrez de meilleurs résultats si vous dites plutôt “Je vais manger des fruits plusieurs fois par jour”. Vous remplacerez alors les bonbons par une collation plus saine, ce qui vous fera probablement perdre du poids tout en tenant votre résolution. Vous ne pouvez pas effacer un comportement, mais vous pouvez le remplacer par autre chose. Évidemment, cela peut être plus difficile à appliquer à la résolution “Je vais arrêter de fumer”, que vous êtes susceptible de prendre environ 20 fois par jour.» «Les résolutions de nouvel an sont importantes et ont mauvaise réputation alors qu’elles pourraient inciter à des changements conséquents et positifs dans la vie des gens», conclut le professeur Carlbring. L’étude suggère que les résolutions de nouvel an devraient continuer à être considérées comme une approche potentiellement efficace pour un changement de comportement.

Mots‑clés

Résolution de nouvel an, résolution, nouvel an, soutien, approche, évitement