Pleins feux sur la chimie troposphérique des composés organiques volatils
Les composés organiques volatils sont émis en quantités substantielles par des sources biogéniques et anthropiques et sont essentiels pour la chimie de l'atmosphère inférieure. Il est un fait établi que la dégradation en phase gazeuse des COV oxygénés joue un rôle important dans la génération d'ozones et divers polluants secondaires. Malheureusement, ces co-produits peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé de l'homme et de l'écosystème. En vue d'évaluer l'impact environnemental des émissions à grande échelle de ces produits chimiques, une parfaite compréhension de leur durée de vie et de leur mécanisme de dégradation est indispensable. Des travaux réalisés dans le cadre du projet MOST ont fourni de nombreuses informations mécanistes et cinétiques qui devraient aider à déterminer les vitesses de dégradation et les principales voies d'une série d'éthers vinyliques. Les réactions avec des radicaux d'OH et de NO3, ainsi qu'avec l'ozone (O3), constituent des voies importantes d'oxydation atmosphérique, de sorte que ces processus de perte ont été examinés lors du projet. Les résultats ont montré que ces composés organiques non saturés s'oxydaient très rapidement à proximité de leur source. Même si les durées de vie atmosphériques calculées à partir des données cinétiques se limitaient à quelques heures seulement, l'impact des éthers vinyliques est également fonction de la persistance de leurs produits d'oxydation. Il est apparu que la formation de co-produits tels que des formates d'alkyle réduisait considérablement l'impact local des éthers non saturés. Les progrès substantiels faits par rapport à la détection et à la quantification des produits issus de la dégradation de composés organiques volatils (COV) devraient permettre de comprendre dans les détails le mécanisme d'oxydation. Il s'agit là d'informations capitales concernant l'histoire photochimique des masses d'air présentes au-dessus d'une région donnée, en raison notamment de l'attention accordée à l'impact local des sources de pollution de l'air en tant que partie de l'impact total.