La recherche collaborative entre l'UE et le MERCOSUR prend forme
La consolidation des programmes de recherche entre les pays du MERCOSUR (le Marché Commun de l'Amérique du Sud) et l'UE soulève actuellement un intérêt considérable. Dans le cadre du projet UNIND-LAM, financé par la Commission européenne, des réunions ont été organisées afin d'identifier les indicateurs utiles permettant de définir des règles favorisant la coopération entre l'UE et le MERCOSUR. Le but principal est d'établir des relations entre les universités et l'industrie. La mise en place des bases d'une telle initiative donnait l'espoir d'incorporer ce plan dans les programmes futurs. Le groupe de recherche impliqué dans cette étude a publié ses recommandations à propos des conditions nécessaires au succès d'une telle organisation. Les études en réseau ont montré qu'une telle initiative serait bénéfique pour divers secteurs et sous-secteurs, et aurait un impact important sur les sciences, les technologies et l'innovation, mais également sur l'économie et le commerce. L'initiative doit se fixer comme priorité la génération de résultats susceptibles d'être utilisés de manière productive et présentant des avantages pour l'ensemble de la société. Parmi les principaux objectifs du programme, citons l'éducation et la formation, ainsi que la mobilité des chercheurs. Il est également important d'intégrer les PME à tous les niveaux du projet. Les études prospectives ont été ébauchées, et il a été convenu qu'elles devaient être globalement basées sur des études de marché et de faisabilité, ainsi que sur des projets pilotes et de démonstration. Les thèmes envisagés sont les suivants: matériaux intéressants pour les sciences et les technologies, société de l'information, agro-industrie, énergies renouvelables, environnement, biotechnologies et héritage culturel. Les meilleures pratiques doivent faire l'objet d'un intérêt tout particulier. Enfin, cet éventuel programme UE-MERCOSUR devrait être étendu au reste de l'Amérique latine, mais en reconnaissant et en laissant la place aux différences entre les pays, en fonction de leur développement en matière de sciences, de technologie, d'innovation et de capacité industrielle.