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Surveiller la pollution de l'air grâce aux mousses

Les écologistes ont étudié un type de mousse pouvant être utilisé comme indicateur biologique efficace et bon marché pour les différents niveaux de pollution atmosphérique.

Économie numérique

Les mousses et les lichens peuvent servir à surveiller la pollution atmosphérique car ils absorbent tous les nutriments et l'eau de l'air qui les entoure. Face aux nouvelles réglementations de la qualité de l'air mises en place en UE, un outil économique et fiable utilisant la mousse serait idéal pour surveiller les polluants de l'air. Le projet MOSSCLONE (Creating and testing a method for controlling the air quality based on a new biotechnological tool. Use of a devitalized moss clone as passive contaminant sensor) a mis au point un moyen de fabriquer de la mousse à l'échelle industrielle. L'équipe du projet a également comparé son nouvel indicateur biologique à base de mousse aux systèmes de contrôle de l'air non biologiques actuellement sur le marché. Les partenaires ont créé et isolé un clone de la mousse Sphagnum palustre. Ils ont étudié son développement et ses propriétés en matière de contrôle de l'air. Les résultats ont montré que la mousse est plus sensible que toute autre sonde existante. Un bioréacteur spécial a été conçu pour une production massive d'un clone de S. palustre, lequel est placé dans des sacs afin d'être distribué au terme de son développement. Cette technique des sacs a été testée sur place dans différents pays. L'outil biologique offre un véritable avantage concurrentiel sur les méthodes alternatives. Il est moins cher, son empreinte écologique est moindre et il permet de sonder de nombreux polluants avec un même système. Il mesure également certains polluants que la technologie actuelle ne parvient pas à détecter. Par ailleurs, les résultats de MOSSCLONE renforceront les recherches de base et l'innovation écologique pour les prochaines années. De plus, ils viendront enrichir les connaissances des scientifiques en matière de mousses. Cela favorisera la création de nouveaux clones tout en améliorant les conditions de culture dans les bioréacteurs et contribuera à l'analyse de nouvelles espèces. Le projet MOSSCLONE a donné lieu à un outil de contrôle de l'air efficace à un prix abordable qui pourra facilement être déployé à grande échelle. Cet outil aidera les États de l'UE à satisfaire les nouvelles réglementations strictes et améliorera la qualité de l'air. Par ailleurs, la mise à disposition de données plus fiables sur la pollution atmosphérique permettra la comparaison aux données épidémiologiques.

Mots‑clés

Mousses, MOSSCLONE, sonde, veille biologique, Spagnum palustre, contrôle de l'air

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