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A fast non-intrusive vapour detection system that rapidly identifies explosives in public areas

Informations projet

N° de convention de subvention: 811977

État

Projet en cours

  • Date de début

    1 Avril 2018

  • Date de fin

    31 Mars 2020

Financé au titre de:

H2020-EU.3.

H2020-EU.2.3.

H2020-EU.2.1.

  • Budget total:

    € 1 529 150

  • Contribution de l’UE

    € 1 070 405

Coordonné par:

EYE ON AIR BV

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Un détecteur olfactif d’explosifs électronique à la poursuite des chaussures aux odeurs suspectes

Les mesures de sécurité, de plus en plus strictes, poussent les terroristes à trouver de nouveaux moyens d’introduire des explosifs à l’intérieur des avions. Grâce aux innovations apportées par le projet AirBrush, ils ne pourront plus compter sur leurs chaussures pour parvenir à leurs fins.

SÉCURITÉ

© Monkey Business Images, Shutterstock

C’était quelques mois à peine après les terribles attaques perpétrées contre le World Trade Center. Le 22 décembre 2001, Richard Reid embarque sur le vol 63 d’American Airlines, qui relie Paris à Miami. Il pleut dehors et le vol a été retardé. Mais ce désagrément initial pour les passagers s’est avéré être un mal pour un bien: les chaussures de Richard Reid étaient remplies d’explosifs plastiques et le temps pluvieux les a empêchés d’exploser et de tuer les 200 passagers à bord. Une odeur de brûlé a alerté un passager, Richard Reid a été maîtrisé et il purge actuellement une peine d’emprisonnement à perpétuité aux États-Unis. Les choses ont radicalement changé dans les aéroports depuis que cet «homme aux chaussures piégées», tristement célèbre, a été appréhendé. Aux États-Unis, il est devenu obligatoire de faire passer les chaussures aux rayons X, ce qui rend les aéroports plus sûrs, mais provoque également de longues files d’attente et augmente considérablement les coûts liés à la sécurité. «Forcer les gens à marcher pieds nus à bord, ce serait un peu comme Henri IV allant faire pénitence à Canossa. D’autre part, la technologie d’inspection par rayons X actuellement utilisée pour contrôler les chaussures est extrêmement coûteuse. Ici, sécurité et réduction des coûts sont les deux facettes d’un même problème», déclare Yuri Udalov, directeur technologique et cofondateur d’Eye on Air. En 2018, l’UE a accordé un financement à Eye on Air pour le projet AirBrush (A fast non-intrusive vapour detection system that rapidly identifies explosives in public areas). Leur objectif: développer et commercialiser une technologie de «détection olfactive électronique» basée sur la spectrométrie de mobilité ionique (IMS). Bien que cette technologie ait déjà été employée avec succès pour détecter des traces d’explosifs, elle n’était pas assez sensible pour être appliquée à l’inspection des chaussures. «Notre spectromètre est très différent des appareils existants. Contrairement aux systèmes IMS classiques, son rôle consiste à détecter des vapeurs plutôt que des traces d’explosifs. L’espace de dérive de ses modules de détection fait 10 mm, ce qui correspond à une réduction de taille d’un ordre de grandeur par rapport aux spectromètres de mobilité ionique classiques. L’appareil peut enregistrer un spectre ionique complet en moins d’une milliseconde sans la moindre détérioration du signal, et il peut détecter des masses d’explosifs inférieures au picogramme», s’enthousiasme M. Udalov. Le système Eye on Air fonctionne comme suit: les vapeurs explosives sont collectées et introduites dans l’unité de détection. Lorsque la concentration attendue en matériaux énergétiques est faible, les molécules échantillonnées peuvent être préalablement collectées sur un préconcentrateur. Ensuite, les molécules de l’échantillon à tester sont ionisées. Ces ions dérivent dans un champ électrique et terminent leur course sur une électrode collectrice — un détecteur de courant ionique. Grâce à la dérive des ions dans un flux de gaz neutre sous l’influence d’un champ électrique, il est possible de séparer les ions en fonction de leur mobilité. «Les ions lourds se déplacent plus lentement et parviennent donc plus tard à l’électrode collectrice. On peut ainsi mesurer ce courant ionique en fonction du temps, ce qui permet d’obtenir le spectre du temps d’arrivée des ions. Grâce à la base de données complète dont il dispose, AirBrush est capable d’identifier des explosifs spécifiques en utilisant son unité de détection et en surveillant le temps d’arrivée pour chaque substance potentiellement explosive. Il est possible d’étendre la base de données avec une liste fournie par le client, contenant les matériaux cibles qu’il souhaite détecter», explique M. Udalov. Eye on Air a déjà reçu plusieurs commandes d’achat concernant AirBrush et a bon espoir que son dispositif soit disponible dans les aéroports en 2020. Selon M. Udalov, une option intéressante consisterait à l’intégrer dans un portique de sécurité au sein duquel les passagers seraient simultanément examinés par des scanners corporels à micro-ondes ou à ondes térahertz, des détecteurs de métaux et une version adaptée d’AirBrush.

Mots‑clés

AirBrush, système de détection de vapeur, spectrométrie de mobilité ionique, explosif, contrôle des passagers, bombe, sécurité dans les aéroports, terrorisme

Informations projet

N° de convention de subvention: 811977

État

Projet en cours

  • Date de début

    1 Avril 2018

  • Date de fin

    31 Mars 2020

Financé au titre de:

H2020-EU.3.

H2020-EU.2.3.

H2020-EU.2.1.

  • Budget total:

    € 1 529 150

  • Contribution de l’UE

    € 1 070 405

Coordonné par:

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