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Des vols stratosphériques pour analyser l'environnement

La technologie satellitaire à des fins de surveillance environnementale a ses avantages. Cependant, elle ne constitue pas toujours une garantie de résultat malgré son prix prohibitif et manque de souplesse dans le cadre d'objectifs scientifiques précis. Si les satellites en orbite peuvent permettre une surveillance à distance sans précédent, ils sont inadaptés pour les mesures in-situ. Un avion de combat russe stratosphérique datant de la guerre froide a été reconverti pour servir la cause scientifique, un passage réussi d'une application technologique à une autre.

Changement climatique et Environnement

Lorsque les agences environnementales ont estimé qu'il était nécessaire de comprendre le rôle des aérosols dans l'atmosphère, il s'est très vite avéré que la technologie par satellite ne pouvait leur fournir des mesures satisfaisantes. Elles avaient besoin d'un avion adapté pour les vols à haute altitude, doté de performances spécialisées et capable de voler plusieurs heures dans la stratosphère, et ce par tous les temps. Il fallait que cet aéronef soit capable d'emporter du matériel de mesure à même de fournir in situ des informations détaillées sur des matières particulaires, ainsi que des modèles microphysiques, chimiques et de transport documentant les incertitudes liées à la perte d'ozone. Capable de voler à une altitude maximum de 21 km, le Geophysica M-55 s'est avéré un avion extrêmement utile pour mesurer les structures microphysique et chimique des nuages polaires stratosphériques. Avec une charge utile de 1500 kg d'équipement, le M-55 est capable de remplir des missions à la fois de télédétection et de mesure in-situ grâce à la batterie d'équipement spécialisé qu'il peut emporter. Du fait de sa charge utile conséquente, l'aéronef est capable d'effectuer plusieurs tests au cours d'une seule mission de vol. Ces tests incluent la mesure de particules d'un diamètre minuscule, de l'ordre de 23 microns, l'analyse des aérosols et des gaz en trace, le compte des noyaux de condensation pour déterminer leur nombre en fonction d'une échelle de volume, des techniques de caractérisation des aérosols et des nuages stratosphériques polaires en termes de taille, de forme et d'indice de réfraction (densité) des particules, des mesures par fluorescence des concentrations de vapeur d'eau, ainsi que des mesures spectroscopiques de l'infrarouge et de l'ultraviolet des gaz. Le M-55 vole à présent pour la préservation de l'environnement et améliore notre compréhension des influences atmosphériques entraînant et causant une diminution de l'ozone.

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