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CHAIN-REDS: vers un écosystème mondial d'e-infrastructures pour les chercheurs

L'équipe du projet CHAIN-REDS s'est rencontrée lors de sa conférence finale pour débattre des progrès concernant la création d'un écosystème international d'e-infrastructures pour les chercheurs.

Aniyan Varghese, responsable du programme de DG CONNECT a présenté CHAIN-REDS comme un projet ayant «une vision au-delà des frontières». Et la vaste portée de cette ambitieuse initiative a été bien reflétée dans le nombre d'organismes internationaux représentés lors de la conférence de Bruxelles; du centre de recherche Emeritus de Johannesburg et de l'université Anna à Chennai à l'université de Buenos Aires et l'Académie chinoise des sciences. Les participants ont discuté des avantages des infrastructures électroniques (ou e-infrastructures) pour la recherche et l'éducation, de leur vision sur la collaboration mondiale à long terme ainsi que de leur expérience découlant de l'utilisation des solutions CHAIN-REDS dans divers disciplines et environnements. L'objectif ultime de CHAIN-REDS, qui a démarré en décembre 2012 et est coordonné par l'institut national de physique nucléaire (INFN) en Italie, est de définir une voie vers un écosystème d'e-infrastructures mondial qui permettra aux communautés de recherche virtuelles (CRV), des groupes de recherche et même des chercheurs individuels pour accéder et utiliser efficacement des ressources distribuées mondiales couvrant le calcul, le stockage, les données, les services, les outils, et les applications. Le projet touche à sa fin, aussi l'équipe CHAIN-REDS s'est-elle intéressée aux réalisations et aux défis rencontrés jusqu'à présent. Au cours des deux ans et demi, CHAIN-REDS a directement facilité la signature de quatre protocoles d'accord pour définir un cadre de collaboration entre l'infrastructure européenne en réseau (EGI, pour European Grid Infrastructure) et les centres opérationnels régionaux (ROC, pour Regional Operation Centre) en Afrique et en Arabie, en Chine, en Inde et en Amérique latine. Le projet a également dirigé des études de cas d'utilisation, dont l'une a impliqué le centre de recherche sur la santé et la population d'Afrique (APHRC) à Nairobi, au Kenya. Orateur à la conférence, Cheikh Faye, responsable supérieur de recherche de l'APHRC, a parlé de la façon dont CHAIN-REDS a soutenu le centre dans la mise en œuvre d'un système utilisant des identifiants d'objet numérique (DOI, pour Digital Object Identifier) et des références de métadonnées pour sa recherche: «CHAIN-REDS a proposé des solutions qui correspondent aux besoins de données ouvertes de l'APHRC et nous ont permis de documenter 57 % de nos études. Cela a eu une grande influence sur les possibilités de découverte.» Le système APHRC a jusqu'à présent atteint environ 80 000 vues. D'après Faye, après l'implication de CHAIN-REDS, le nombre de vue a pratiquement doublé. De plus, l'équipe a encouragé la création de passerelles scientifiques (SG, pour science gateway) spécifiques à la zone de l'UE telles qu'agINFRA, DCH-RP, EarthServer, eI4Africa et de SG nationales en Algérie, en Jordanie, en Italie, au Mexique, au Maroc et en Afrique du Sud. Lors de la conférence, Ouafa Bentaleb, administratrice de réseau du CERIST, le réseau de recherche algérien, a expliqué la façon dont son réseau a utilisé l'infrastructure des SG. Notamment, elle a donné plus de détails sur le code de calcul ABINIT qui a été intégré à la SG algérienne pour aider les médecins d'environ six universités dans leurs calculs liés aux propriétés structurelles, électroniques et optiques des matériaux. L'équipe du projet a également établi une formidable base de connaissances disponible sur le site web du projet. Fournissant des informations sur les e-infrastructures disponibles dans le monde entier, elle couvre indirectement plus de 30 millions de ressources et inclut environ 2 500 référentiels de documents en source libre (OADR, pour Open Access Document Repositories) et 600 référentiels de données (DR, pour data repositories). L'un des référentiels qui a été intégré à la base de connaissances CHAIN-REDS est LAGO - l'observatoire géant d'Amérique latine. Sergio Dasso, professeur de physique à l'université de Buenos Aires en Argentine, a parlé de la façon dont CHAIN-REDS a permis à LAGO d'améliorer ses performances en termes de gestion de quantités massives de données. Les prochaines étapes pour l'équipe de CHAIN-REDS sont de promouvoir davantage les résultats du projet, les solutions et les outils dans cinq régions cibles (Afrique, Arabie, Chine, Inde et Amérique latine) et en Europe, et pour continuer de plaider en faveur de politiques qui stimulent la coopération mondiale dans les domaines de la science numérique et ouverte. Pour plus d'informations, consulter: CHAIN-REDS https://www.chain-project.eu/home

Pays

Italie

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