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NEW BIOCOATING FOR CORROSION INHIBITION IN METAL SURFACES

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De nouveaux revêtements biologiques pour lutter contre la corrosion

L'impact financier de la corrosion du métal dépasse chaque année 1,32 trillion d'euros avec près de 50 % des cas liés aux micro-organismes. Un inhibiteur écologique, développé grâce au financement de l'UE, laisse envisager des milliards d'euros d'économies.

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La corrosion est la première cause de dégradation du métal, touchant la sécurité et le fonctionnement d'infrastructures et d'équipements critiques partout dans le monde. Dans le cadre du projet BIOCORIN (New biocoating for corrosion inhibition in metal surfaces), des chercheurs financés par l'UE ont développé une technologie écologique et d'autres systèmes pour lutter contre cette corrosion bactérienne (MIC, pour microbial influenced corrosion). Lorsque les micro-organismes adhèrent et se fixent sur des surfaces métalliques, ils créent un biofilm qui constitue la première étape du biofouling (encrassement biologique). Les solutions anti-fouling actuelles soulevant de nombreuses questions en raison de leur impact négatif sur l'environnement, les chercheurs se sont tournés vers la nature pour trouver d'autres solutions. L'espoir est venu de micro-organismes anti-fouling secrétant des composés freinant la formation des biofilms en réaction à la présence de MIC. L'équipe du projet s'est appuyé sur les techniques de la génétique pour identifier les bactéries, les champignons et levures associées à ce phénomène dans différentes zones climatiques. Ils ont ainsi sélectionné deux bactéries ayant des propriétés d'antifouling dont la présence a été confirmée dans les milieux analysés et montrant une activité sur des plaques métalliques corrodées. Les chercheurs ont intégré ces micro-organismes dans une matrice sol/gel et appliqué le revêtement sur différents types de surfaces métalliques. Les premiers tests de résistance à la corrosion chimique, de stabilité mécanique et de viabilité des micro-organismes anti-salissures marines ont donné de très bons résultats. La solution innovante de BIOCORIN a ainsi démontré une réduction considérable de 88 % de CO2 et de 91 % des émissions de méthane. Comparé aux solutions anti-salissures traditionnelles comme les revêtements en époxy, ce résultat représente une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre. La technologie BIOCORIN a été validée par plusieurs prototypes sur trois sites d'études représentant différentes conditions environnementales. Les résultats sont disponibles sur YouTube à l'adresse http://www.youtube.com/results?search_query=biocorin. Les partenaires du projet ont ainsi généré différents produits et services avec un impact commercial potentiel très important. La matrice sol/gel contenant des additifs anti-fouling et le biofilm synthétique en sont les parfaits exemples. Le suivi de la corrosion, les essais de conformité et la formulation des nouveaux revêtements font partie des services apportés par le projet. Après optimisation, la mise en place pour un coût raisonnable de la technologie écologique de BIOCORIN devrait permettre de renforcer la durabilité des infrastructures de génie civil. Selon les estimations, l'impact économique global pourrait représenter près de 612 milliards d'euros d'économies en coûts directs de MIC.

Mots‑clés

Revêtement biologique, corrosion influencée par les microorganismes, anticorrosion, sol-gel, biofilm

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