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Un rapport sur les développements nanotechnologiques souligne l'existence de craintes liées au passage au 6ème PCRD

Selon un document de travail produit par le Parlement européen, la recherche européenne sur les nanotechnologies pourrait être menacée par une réorientation des priorités de financement en faveur des projets de recherche de grande envergure. Ce rapport est le résumé de discu...

Selon un document de travail produit par le Parlement européen, la recherche européenne sur les nanotechnologies pourrait être menacée par une réorientation des priorités de financement en faveur des projets de recherche de grande envergure. Ce rapport est le résumé de discussions menées avec des personnes menant des recherches nanotechnologiques ou impliquées dans la gestion de projets dans ce domaine. Les préoccupations émises concernent la crainte d'une déperdition de financements d'origine européenne et communautaire au détriment des petits groupes de recherche qu'entraînerait le renforcement du soutien accordé aux initiatives de grande ampleur telles que celles envisagées dans le cadre du Sixième programme-cadre de recherche de l'UE. Selon les auteurs du rapport, "les personnes rencontrées s'inquiètent de ce que la taille plus importante des budgets des projets financés ne rende l'obtention de financements plus difficile pour le "chercheur anonyme". Cette préoccupation est une réaction, notamment, à l'augmentation probable des financements de projets que permettra le 6ème PCRD et à la tendance de certains organismes nationaux à financer des projets de plus grande taille". Les auteurs du rapport indiquent que les découvertes dans le domaine des nanotechnologies, loin d'être circonscrites aux grands laboratoires, sont aussi le fait de groupes universitaires et d'instituts de recherche plus petits. Ils ajoutent que l'augmentation du nombre de collaborations de haut niveau financées pourrait laisser certains laboratoires "de côté". "Cette 'politisation' perçue de la recherche nanotechnologique, où fortes sommes et prestige sont associés à un petit nombre de groupes de recherche collaboratifs prenant en charge un grand nombre d'activités, complique l'obtention des financements indispensables à la recherche par ceux qui en sont exclus", expliquent les auteurs. Pour eux, il existe aussi un risque que les organismes industriels jouant un rôle moteur dans ces gros projets ne favorisent les résultats à court terme au détriment des priorités à long terme. Une autre préoccupation émergeant de l'étude est l'actuel manque de financement communautaire pour de jeunes chercheurs en nanotechnologies talentueux. En effet: "Dans le cadre de l'UE, aucun schéma de ce type n'est prévu, ou connu de ceux qui mènent des recherches nanotechnologiques. Un tel schéma serait avantageux car il inciterait les jeunes chercheurs de talent, au moment où ils tracent leur trajectoire de recherche, à rester en Europe". La préoccupation la plus souvent citée par ceux qui ont été contactés pour l'étude est le manque d'étudiants ou de personnel post-doctoral adaptés, provoqué en partie par la réglementation contractuelle de l'UE et de certains pays, qui interdit l'emploi de chercheurs non européens. Un manque général d'intérêt pour les carrières scientifiques, exacerbé par des horaires de travail lourds et des salaires peu élevés, a également été cité comme à l'origine du problème. Les auteurs du rapport expliquent ainsi: "On constate en Europe une tendance à la revalorisation sociale et financière des enseignants et d'autres fonctionnaires, mais rien d'analogue ne se dessine pour dissuader les chercheurs de passer de l'université au privé ou de changer de région pour poursuivre leurs recherches". Pourtant, selon le rapport, l'Europe prise dans son ensemble détient la première position au nombre des publications sur les nanotechnologies. Mais dès que l'on s'intéresse aux statistiques par pays, le tableau change, les Etats-Unis prenant la tête, suivis de la Russie, du Japon, de l'Allemagne et de la Chine.

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