Skip to main content
Aller à la page d’accueil de la Commission européenne (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
français fr
CORDIS - Résultats de la recherche de l’UE
CORDIS

Article Category

Contenu archivé le 2023-01-13

Article available in the following languages:

M. Prodi déclare les investissements en matière de recherche et de Développement primordiaux pour la réalisation des objectifs de Lisbonne

Le Président de la Commission Romano Prodi a demandé aux Etats membres de ne pas réduire leurs dépenses consacrées à la recherche et à l'innovation pendant la crise économique que connaît actuellement l'Europe. Réagissant à l'exposé des priorités de la Présidence grecque par ...

Le Président de la Commission Romano Prodi a demandé aux Etats membres de ne pas réduire leurs dépenses consacrées à la recherche et à l'innovation pendant la crise économique que connaît actuellement l'Europe. Réagissant à l'exposé des priorités de la Présidence grecque par le Premier ministre Costas Simitis, M. Prodi a insisté, lors de sa présentation du rapport de printemps au Parlement européen de Strasbourg le 14 janvier, sur l'importance des investissements dans la recherche et l'innovation. Le rapport de printemps évalue les progrès vers la réalisation des objectifs de Lisbonne, qui devraient permettre à l'UE de devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde d'ici 2010. "En ces temps de changements et de difficultés, il serait bien trop facile de céder à la tentation de réduire ou d'ajourner ce type d'investissements pour se consacrer à des problèmes apparemment plus urgents. Nous ne devons pas commettre cette erreur. La connaissance et l'innovation [...] sont indispensables à la croissance, à la concurrence et à la création d'emplois, ainsi qu'à un environnement plus sain", a déclaré M. Prodi. "Si aucune recherche n'est effectuée pour mettre au point des produits hors pair ou des technologies non polluantes, si l'on n'incite pas les entreprises à transformer la connaissance en opportunités commerciales, aucun de nos objectifs ne sera réalisable", a-t-il poursuivi. En réaction à cette présentation, Jean Lambert, députée européenne britannique, a également déploré l'absence d'investissements consacrés à la recherche dans l'UE, tout en affirmant cependant qu'il fallait se garder d'accorder trop d'importance aux biotechnologies. M. Prodi a annoncé la mise en oeuvre prochaine d'un plan d'action destiné à la recherche et au développement (R&D) et a invité les Etats membres à coordonner leurs efforts pour fixer des objectifs nationaux dans les domaines de l'éducation, de la recherche, de l'innovation et de l'entreprise. Il a souligné qu'il revient en définitive aux Etats membres de faire avancer le processus de Lisbonne, en déclarant: "La Commission jouera le rôle qui lui incombe. Mais, en fin de compte, ce sont les Etats membres qui doivent faire preuve de courage et de conviction pour aller de l'avant." "Sans une volonté politique accrue, la réussite n'est absolument pas garantie", a déclaré le Président de la Commission, critiquant ainsi le fait que certains Etats membres ne sont pas parvenus à mettre en oeuvre un grand nombre de réformes politiques nationales destinées à la réalisation des objectifs de Lisbonne. Comme l'a mis en lumière M. Prodi, les Etats-Unis et le Japon comptent davantage de chercheurs que l'UE, et les entreprises européennes qui investissent dans ce domaine effectuent souvent leurs travaux de recherche hors de l'UE. Quelque 40 pour cent de la recherche effectuée par les grandes entreprises de l'UE se déroule dans un pays tiers. La fuite des cerveaux signifie également qu'un nombre important de scientifiques européens travaillent en dehors de l'UE. Ce point a été relevé par le député européen allemand Hans-Gert Pöttering, qui a déclaré: "Nous ne réussirons à garder en Europe les scientifiques qualifiés que si nous sommes capables de réformer notre système fiscal pour rendre l'investissement et la réussite rentables."

Mon livret 0 0