Skip to main content
Aller à la page d’accueil de la Commission européenne (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
français français
CORDIS - Résultats de la recherche de l’UE
CORDIS

Article Category

Contenu archivé le 2023-01-13

Article available in the following languages:

M. Busquin veut aider l'industrie à promouvoir le rôle de la femme dans le domaine de la recherche

Le Commissaire européen à la Recherche, Philippe Busquin, a lancé un appel aux entreprises afin qu'elles se penchent sur la promotion de la femme dans le domaine de la recherche industrielle, thème qu'il souhaite voir figurer à l'agenda de la Présidence italienne de l'UE qui d...

Le Commissaire européen à la Recherche, Philippe Busquin, a lancé un appel aux entreprises afin qu'elles se penchent sur la promotion de la femme dans le domaine de la recherche industrielle, thème qu'il souhaite voir figurer à l'agenda de la Présidence italienne de l'UE qui démarrera au 1er juillet. C'est à l'occasion de la présentation d'un rapport sur la participation des femmes à la recherche industrielle que s'exprimait M. Busquin, en réponse à une question du rapporteur de ce rapport, Teresa Rees, au sujet des mesures et actions envisagées: qui va en prendre l'initiative? "Il serait utile de constituer un groupe d'industries au rôle précurseur, qui bénéficierait de notre soutien", a déclaré M. Busquin. Et de proposer aux représentants de l'industrie présents à la réunion de réfléchir à la mise sur pied d'un tel groupe, auquel la Commission apporterait un soutien logistique. Le Commissaire est favorable à une prise de décision rapide afin que le projet puisse être intégré à l'agenda de la Présidence italienne, lorsque l'Italie reprendra le flambeau de la Grèce au 1er juillet. M. Busquin est convaincu que la ministre italienne de l'Enseignement, des Universités et de la Recherche scientifique, Letizia Moratti, "sera particulièrement sensible" à ce problème, elle-même ayant effectué une partie de son parcours professionnel dans l'industrie. "Nous devons respecter le timing", a-t-il déclaré. La proposition a bénéficié d'un large soutien parmi les personnalités présentes, dont la professeur Rees, qui l'a qualifiée d'"excellente idée". "L'idée est dans l'air depuis quelques temps et je suis très satisfaite que le Commissaire y ait vu l'opportunité pour la Commission de faire avancer les choses", a ajouté la professeur Rees en s'adressant à CORDIS Nouvelles. "Le soutien de la Commission est essentiel", a-t-elle ajouté. Dans une réflexion portant sur les trois rapports sur le rôle des femmes dans la science auxquels elle a collaboré, la professeur Rees déclare soutenir également l'idée d'une intervention du secteur privé. "Nous n'avons trouvé aucune université qui se démarque en la matière et aucun pays qui ait réussi à résoudre le problème [...]. Mais dans le secteur privé, certains précurseurs ont identifié le problème et s'attachent à le solutionner". La professeur Rees a également souligné le rôle des médias dans la réussite d'une telle initiative. Alors que, dans certains pays, des dirigeants d'entreprises ont déjà pris conscience du problème et souhaiteraient d'ores et déjà participer à l'initiative, d'autres y seront sensibilisés par la couverture médiatique accordée aux activités d'un tel groupe. De l'avis de la professeur Rees, l'écho médiatique amènera ces derniers à se demander alors: "Ne suis-je pas en train de rater quelque chose?". Helga Rübsamen-Waigmann, présidente du groupe d'experts auteurs du rapport, vice-présidente de Bayer AG et chef de la recherche sur les agents anti-infectieux, s'est également déclarée optimiste. Selon elle, toutefois, les dirigeants d'entreprises doivent absolument prendre conscience qu'il est impératif pour eux d'accroître la présence et le rôle des femmes dans la recherche industrielle. "S'il n'y a que 15 pour cent de chercheurs féminins, alors que 50 pour cent des licenciés sont des femmes, alors les employeurs sélectionnent la médiocrité. Je suis convaincue que les dirigeants industriels ne veulent pas cela, mais ils ne se rendent pas compte que c'est la réalité", a affirmé la professeur Rübsamen-Waigmann à CORDIS Nouvelles. Et d'ajouter: "Nous devons leur ouvrir les yeux". Pierre Bismuth, vice-directeur du personnel chez Schlumberger, a présenté l'exemple de sa société, qui cherche activement à augmenter son pourcentage de femmes chercheurs. Regroupant des scientifiques et des ingénieurs, la société Schlumberger reconnaît la nécessité "d'aller chercher le talent là où il se trouve - et il y en a partout". Pour M. Bismuth, renforcer la proportion de chercheurs féminins ne pourra se faire sans une évolution culturelle préalable dans les entreprises. Une évolution qui, selon lui, prendra au moins 20 ans. Lorsque les dirigeants se seront fermement engagés dans cette voie, les entreprises devront alors convaincre les femmes des opportunités de carrière s'ouvrant à elles dans le domaine des sciences et de l'ingénierie, adapter les politiques et les procédures, le cas échéant, et adopter une approche flexible", a ajouté M. Bismuth. Depuis que la société Schlumberger a fait sienne cette approche, le nombre de femmes engagées est passé de 201 en 1994 à 542 en 1998, puis à 1193 en 2002. S'adressant à CORDIS Nouvelles, Gabriel Marquette, également de chez Schlumberger, a salué la proposition de M. Busquin, au moment où son entreprise s'interrogeait sur de nouvelles mesures à prendre. "Il est bon que le Commissaire ait fait cette proposition - elle va nous permettre d'aller de l'avant", a-t-il conclu.

Mon livret 0 0