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Relativiser les craintes suscitées par les biotechnologies

Selon Kary Mullis, lauréat du prix Nobel, s'exprimant le 25 mars dernier à l'occasion d'une conférence sur les opportunités de l'ère biotechnologique, il s'impose de remplacer dans son contexte l'hystérie que suscitent les biotechnologies. Prenant la parole devant le STOA (gr...

Selon Kary Mullis, lauréat du prix Nobel, s'exprimant le 25 mars dernier à l'occasion d'une conférence sur les opportunités de l'ère biotechnologique, il s'impose de remplacer dans son contexte l'hystérie que suscitent les biotechnologies. Prenant la parole devant le STOA (groupe de travail interne pour l'évaluation des choix scientifiques et techniques ) du Parlement européen, M. Mullis a affirmé que certaines formes de modification génétique existent depuis des milliers d'années, citant l'exemple du blé et du froment et le récent développement de melons sans pépins. "Les modifications génétiques ne datent pas d'hier", a-t-il souligné. Afin de prouver que les modifications génétiques peuvent être perçues de façon positive, M. Mullis a pris l'exemple des mulets, bien acceptés par la société. Selon M. Mullis, la position de la société face aux biotechnologies est considérablement influencée par la terminologie utilisée pour décrire ces activités. "Le nouveau vocabulaire de la biotechnologie nous effraie. Hier, on parlait d'horticulture, aujourd'hui, on parle de modifications génétiques", a-t-il ajouté. En ce qui concerne la volonté du monde politique d'instaurer des tests de toxicité obligatoires pour quelque 35.000 produits chimiques, M. Mullis déclare que les hommes politiques légifèrent de façon excessive. Mais selon lui, il est impossible de tester les effets potentiels de chaque produit chimique sur le système endocrinien. Au final, ce sont les entreprises aidant à la réalisation de ces tests superflus qui en bénéficieront le plus, a-t-il ajouté. Au cours du débat animé qui a suivi la conférence, des membres du parlement ont soulevé diverses questions reflétant les inquiétudes suscitées par la biotechnologie. La MPE irlandaise Nuala Ahern a fait état de récentes études selon lesquelles le système reproducteur mâle est affecté par la dissémination d'organismes génétiquement modifiés (OGM). Pour la britannique Eryl McNally, les craintes relatives aux OGM peuvent parfois être aggravées par le vocabulaire utilisé et par la spéculation des médias. Dans le même temps, elle a souligné l'importance que le Parlement accorde au principe de précaution en matière d'OGM.

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