La Commission veut renforcer l'assise scientifique de l'industrie pharmaceutique européenne
La Commission européenne a adopté une communication sur le renforcement de l'assise scientifique de l'UE en vue d'améliorer la compétitivité de l'industrie pharmaceutique européenne. Dans sa communication, basée sur un rapport du Groupe de haut niveau sur l'innovation et la fourniture de médicaments (groupe "G10"), la Commission aborde une série de faiblesses de l'industrie pharmaceutique européenne. En matière de recherche et développement (R&D), elle note que la fragmentation des systèmes de recherche européens réduit la capacité de l'Europe à rivaliser avec les Etats-Unis. La Commission propose une série d'actions pour redresser la situation, dont notamment la création d'instituts de santé virtuels dont l'objectif serait d'encourager et d'organiser la recherche européenne dans les domaines de la santé et de la biotechnologie en réunissant des chercheurs présentant des intérêts et des buts communs et provenant d'universités, d'hôpitaux et de centres de recherche des quatre coins de l'Europe. Selon la communication, ces instituts pourraient être associés à d'autres initiatives de recherche au titre du Sixième programme-cadre (6ème PCRD). Dans sa communication, la Commission fait également référence à la possibilité de créer un centre européen de prévention et de contrôle des maladies chargé de renforcer la base scientifique pour les besoins de la santé publique en Europe, en collaboration avec les centres nationaux de santé publique des Etats membres. Ainsi, ce centre pourrait soutenir et appuyer la recherche clinique en Europe en dressant le bilan de la charge de morbidité dans l'Union. La Commission va par ailleurs s'employer à élaborer des propositions devant encourager la R&D sur les principales maladies transmissibles dans les pays en développement. Ces propositions prévoiront l'examen d'un certain nombre de pistes d'action: capital-risque, prêts à taux d'intérêt réduit, crédits d'impôts, marchés garantis et extension des droits de brevet et/ou de l'exclusivité commerciale, comme moyen d'encourager l'investissement dans les maladies négligées. Outre ces mesures incitatives, la Commission appelle également à l'adaptation du cadre réglementaire régissant les essais cliniques afin de faciliter leur réalisation pour les médicaments orphelins et les indications pédiatriques.