Il faut investir davantage dans la science appliquée pour garantir le succès de la participation au 6ème PCRD, selon le gouvernement slovène
Dans un entretien accordé au service CORDIS Etat membre de la Grèce, le ministre slovène de l'Education, des Sciences et des Sports, Slavko Gaber, a déclaré qu'un financement accru et une meilleure coordination entre les spécialistes de la recherche appliquée sont des facteurs déterminants du renforcement de la base scientifique slovène et constituent la garantie d'une participation réussie au Sixième programme-cadre (6ème PCRD). Selon M. Gaber, la participation slovène au Cinquième programme-cadre (5ème PCRD) est un relatif succès: près de 1.300 candidatures ont en effet été déposées, parmi lesquelles près de 300 projets ont été sélectionnés pour un financement communautaire. Il affirme toutefois que les actions entreprises pour le transfert des connaissances acquises dans le cadre de cette participation ne sont pas suffisantes. "Le principal point négatif [du 5ème PCRD] est le transfert limité de connaissances vers les entreprises et les différents niveaux de la société." Mais ce problème est généralisé en Slovénie, il ne se limite pas aux programmes communautaires, d'après M. Gaber. M. Gaber estime qu'une meilleure utilisation des investissements publics et privés dans la recherche fondamentale et la recherche appliquée est indispensable pour pouvoir concurrencer les communautés scientifiques plus importantes participant au 6ème PCRD. "Bien sûr, la science pure, même dans son acception philosophique, est nécessaire à la recherche de la vérité. La science fondamentale est notre fil d'Ariane, et sans elle, nous serions perdus. Mais d'autre part, si nous n'adoptons pas une approche plus pratique, la recherche scientifique risque de devenir un but en soi, ce qui représente pour nous une perspective très onéreuse", soutient M. Gaber. La Slovénie investit actuellement près de 1,5 pour cent de son PIB dans les activités de recherche et développement, un chiffre que, selon M. Gaber, le gouvernement s'emploie à augmenter en impliquant toutes les parties prenantes potentielles dans le développement de la science appliquée. "Nous voulons attirer davantage d'investissements privés par le biais de mesures fiscales et stimuler le développement des sciences appliquées", a-t-il expliqué.
Pays
Grèce, Slovénie