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Le président irlandais entend les préoccupations des PME dans le cadre de l'agenda de Lisbonne

Le 26 février dernier, le président actuel du Conseil européen, l'Irlandais Bertie Ahern, a rencontré les représentants de l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME). La délégation a présenté à M. Ahern le document de réflexion de l'UEAPM...

Le 26 février dernier, le président actuel du Conseil européen, l'Irlandais Bertie Ahern, a rencontré les représentants de l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME). La délégation a présenté à M. Ahern le document de réflexion de l'UEAPME sur la stratégie de Lisbonne, lequel plaide pour un renforcement des objectifs de Lisbonne, ainsi que pour des changements portant sur la situation des petites et moyennes entreprises (PME). M. Ahern s'est félicité du document de l'UEAPME et a reconnu l'importance des PME pour le développement économique: " Les petites et moyennes entreprises ont joué un rôle très important dans la réussite exemplaire de l'économie irlandaise. Les PME ont contribué à créer les richesses, les emplois, les compétences et l'innovation qui ont porté notre réussite économique. Je suis parfaitement conscient que nous devons faciliter les activités de ces entreprises en Europe et en Irlande. " Le document de l'UEAPME affirme que l'Europe " accuse un sérieux retard pour la réalisation des objectifs de la stratégie [de Lisbonne], même si des progrès ont été réalisés dans certains domaines. » L'organisation estime que l'échec est visible à trois niveaux: au niveau européen, où les institutions ont été incapables de s'accorder sur des mesures concrètes; au niveau national, où les gouvernements ont parfois été incapables ou réticents à l'idée de transposer les directives dans la législation nationale; et au niveau des syndicats, qui « ne s'engagent pas suffisamment en faveur des réformes convenues, alors qu'il existe un consensus entre les partenaires sociaux européens autour de la nécessité de ces réformes. " L'UEAPME avance également que de nombreux aspects de l'agenda de Lisbonne sont axés sur les besoins des grandes entreprises et des multinationales et de leur personnel. Dans ce contexte, le document appelle à une réduction des charges administratives, à un accès accru aux financements, à la mise en ouvre de réformes visant à harmoniser les différents régimes fiscaux européens et à la mise en avant des PME traditionnelles, outre les nouvelles entreprises et les entreprises actives les secteurs à forte croissance. L'organisation se dit sceptique concernant la réalisation des objectifs de Lisbonne, mais affirme que l'UE n'a d'autre choix que de soutenir les réformes prévues: " Même si plus personne ne croit sérieusement à la réalisation des objectifs initiaux de Lisbonne dans les délais fixés, la seule voie à suivre consiste à poursuivre l'agenda convenu [.]. L'agenda de Lisbonne s'impose si l'on entend ramener l'Europe sur le chemin de la croissance. " M. Ahern a réaffirmé que la présidence irlandaise soutiendra une mise en ouvre accrue des objectifs de Lisbonne lors du Conseil européen du printemps.

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