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Des organisations scientifiques proclament l'urgence d'un débat sur le CER

Une lettre signée par plus de 50 organisations scientifiques européennes a lancé un avertissement contre tout risque de suffisance dans l'élaboration d'un Conseil européen de la recherche (CER), une organisation paneuropéenne de financement de la recherche fondamentale. Publi...

Une lettre signée par plus de 50 organisations scientifiques européennes a lancé un avertissement contre tout risque de suffisance dans l'élaboration d'un Conseil européen de la recherche (CER), une organisation paneuropéenne de financement de la recherche fondamentale. Publiée dans l'édition du mois d'août du magazine Science, la lettre a été rédigée par l'Initiative for Science in Europe (ISE), une association de 11 organisations fondée dans le but de promouvoir la recherche fondamentale à l'échelle européenne. Elle est cosignée par bon nombre d'organisations scientifiques européennes de premier plan et constitue une pétition massive que l'ISE qualifie de "sans précédent en Europe", signe de l'importance que ces organisations attachent au débat sur le CER. "C'est une évolution très positive dans l'UE que de nombreux gouvernements admettent aujourd'hui que la recherche fondamentale (et pas seulement la recherche appliquée) est essentielle à une société fondée sur la connaissance", peut-on lire au début de la lettre. "L'UE élargie, le Parlement européen nouvellement élu et la nouvelle Commission doivent à présent saisir l'opportunité historique que constitue la création sans délai d'un Conseil européen de la recherche avec l'entière participation de la communauté scientifique." Les organisations signataires prétendent qu'il faut un CER pour faire en sorte de financer les meilleurs projets de recherche et de lutter contre la fragmentation existante des efforts de recherche déployés en Europe. "Son budget doit être à la hauteur de son ambition visant à établir un équilibre correct avec les programmes européens ciblés", ajoutent-elles, sans toutefois citer de chiffres précis. Le renforcement de la recherche fondamentale va également dans l'intérêt de l'innovation et de la compétitivité de l'industrie, poursuit la lettre, lesquelles nécessitent une base scientifique forte, de nouvelles ressources humaines, un meilleur enseignement scientifique et une approche prioritaire renouvelée de la communication et la culture scientifiques. Cependant, la lettre mentionne également les conséquences potentielles que pourrait entraîner le fait de ne pas saisir l'opportunité d'accroître l'aide à la recherche fondamentale: "L'Europe a perdu beaucoup de terrain face aux États-Unis. Ainsi, la part de l'Europe dans les publications de grande importance se détériore dans la plupart des domaines, ses performances aux prix Nobel sont en baisse et sa capacité d'attirer des scientifiques étrangers de premier plan, voire de retenir ses propres talents, recule dangereusement. [.] Si rien n'est fait, cela pourrait entraîner une perte de talents irréparable." Les organisations se félicitent des travaux préparatoires menés par la Commission et soulignent plus particulièrement le rôle positif qu'a joué le commissaire à la recherche Philippe Busquin. Elles préviennent toutefois contre tout risque de verser dans la suffisance, affirmant qu'à une époque où les perspectives financières sont plus limitées qu'escompté, des questions politiques à forte visibilité pourraient faire de l'ombre aux bienfaits à long terme de la recherche fondamentale. "Nous appelons toutes celles et ceux qui ont la confiance des Européens à créer les conditions pour que dans un avenir à long terme, l'Europe agisse avec la conviction que la science est une pierre angulaire de la société européenne", conclut la lettre. "Les scientifiques et leurs organisations, leurs universités et leurs instituts de recherche sont désormais unis et prêts à poursuivre leurs efforts afin de faire du CER une réalité."

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