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Le secteur du transport routier présente son programme de recherche stratégique

Le 2 février dernier, la Commission a reçu le programme de recherche stratégique du secteur du transport routier. Les représentants de tous les acteurs du secteur, qui collaborent dans le cadre du Conseil consultatif européen chargé de la recherche sur les transports routiers ...

Le 2 février dernier, la Commission a reçu le programme de recherche stratégique du secteur du transport routier. Les représentants de tous les acteurs du secteur, qui collaborent dans le cadre du Conseil consultatif européen chargé de la recherche sur les transports routiers (ERTRAC), ont identifié les quatre grandes priorités des futurs travaux de recherche: améliorer la mobilité, la sûreté et la sécurité, l'environnement et la conception de systèmes de production compétitifs. Comme l'ont reconnu plusieurs des intervenants au cours d'une réunion marquant la présentation du programme, les gouvernements et des pans de la société européenne ont admis la nécessité de contenir la croissance du transport routier, principalement pour des motifs environnementaux. Toutefois, la transition vers d'autres moyens de transport reste lente, et il est donc justifié de mener d'autres travaux de recherche dans le secteur du transport de surface, de manière à réduire au minimum son impact sur l'environnement, ainsi qu'à améliorer sa sécurité et son efficacité. Le programme de recherche stratégique (SRA - Strategic Research Agenda) définit la façon dont le secteur du transport routier doit réaliser sa vision à l'horizon 2020, présentée en 2004. "Nous avons besoin d'une vision à long terme. Plutôt que de se contenter de traiter les problèmes quand ils apparaissent, nous devons avoir une idée de la direction que nous voulons prendre", a déclaré Claude van Rooten, directeur général du Centre belge de recherches routières et vice-président du FEHRL, un forum réunissant les centres nationaux de recherche routière en Europe. Janez Potocnik, commissaire européen en charge de la science et de la recherche, était représenté par son chef de cabinet, Peter Dröll. Il a souligné à quel point le commissaire est impressionné par la vitesse à laquelle l'ERTRAC a élaboré son SRA après l'adoption de sa vision à l'horizon 2020. Rudi Kunze, président de l'ERTRAC, a reconnu que le SRA est un véritable jalon. Lors de création de l'ERTRAC en 2003, "d'aucuns doutaient de notre capacité à travailler ensemble", a admis M. Kunze. Les membres du conseil avaient des cultures, des intérêts et des modèles différents, a-t-il ajouté. Mais les défis (en matière d'environnement, de sécurité et d'approvisionnement énergétique) étaient immenses et aucun groupe participant n'aurait pu les relever seul, a insisté M. Kunze. En fin de compte, tous les acteurs concernés ont pu trouver un consensus. M. Kunze a une nouvelle fois souligné l'importance d'un partenariat pour l'utilisation d'hydrogène dans les véhicules motorisés. Aucune entreprise ne fabriquera de véhicules fonctionnant à l'hydrogène s'il n'existe aucune infrastructure pour les alimenter, et aucune entreprise ne construira des pompes à hydrogène s'il n'y a pas de véhicule pour les utiliser. M. Kunze a comparé cette situation à la situation "de la poule et de l'œuf", laquelle ne peut être résolue que par le biais d'un partenariat. Tous les acteurs présents n'étaient pas aussi enthousiastes à l'idée de faire appel à de nouvelles sources d'énergie. Wilhelm Bonse-Geuking, vice-président de BP Europe, a indiqué clairement que "l'industrie pétrolière est prête et capable de jouer un rôle essentiel" dans la résolution des difficultés du secteur du transport. Il a admis que le secteur ne doit pas s'appuyer uniquement sur le pétrole et doit étudier le recours aux énergies renouvelables. Mais, "Notre monde ne s'arrête pas. L'avenir évoluera indubitablement dans de nombreuses directions inattendues et nous ne pouvons nous permettre de spéculer trop tôt", a-t-il prévenu face à l'assistance. S'il existe un certain nombre d'incertitudes, des certitudes persistent, a-t-il ajouté: "le carburant liquide continuera d'être la principale source d'énergie dans un avenir prévisible." Interrogé sur le potentiel du biodiesel et des biocarburants, M. Bonse-Geuking a déclaré: "Nous devons nous pencher sur la compétitivité de ces énergies. Quelqu'un devra payer pour tout cela. S'il existe une petite niche pour ces options, nous devons envisager les conséquences, et certaines d'entre elles ne sont pas très encourageantes." Peter Dröll s'est montré plus optimiste, affirmant que si l'ensemble du processus peut faire l'objet d'une réflexion correcte, on pourrait prévoir un autre programme de recherche stratégique dans ce domaine. Plusieurs appels ont plaidé pour la poursuite de l'aide européenne en faveur de la recherche dans le secteur du transport routier. Si Ivan Hodac, secrétaire général de l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA - European Association for the Construction of Automobiles), a appelé à l'intégration d'un programme clairement défini dans le domaine au septième programme-cadre (7e PCRD) de l'Union européenne, M. Dröll a défendu une hausse du financement européen de la recherche dans le secteur. Le budget communautaire représente à peine 6 % des dépenses publiques dans la R&D en Europe, a-t-il affirmé. C'est moins que le budget de Daimler Chrysler. Et même en cas de doublement des fonds, cela resterait inférieur au budget de Daimler Chrysler et Volkswagen réunis.