Skip to main content
Aller à la page d’accueil de la Commission européenne (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
français français
CORDIS - Résultats de la recherche de l’UE
CORDIS

Article Category

Contenu archivé le 2023-02-27

Article available in the following languages:

Un projet intégré fournira un outil d'étude d'impact destiné aux politiques d'affectation des sols des régions européennes

Si les autorités de la région des Alpes slovènes ont concerté leurs efforts pour attirer davantage de touristes dans la région, quels effets aurait une telle initiative sur les Alpes autrichiennes voisines, non seulement sur le plan touristique, mais également sur l'économie, ...

Si les autorités de la région des Alpes slovènes ont concerté leurs efforts pour attirer davantage de touristes dans la région, quels effets aurait une telle initiative sur les Alpes autrichiennes voisines, non seulement sur le plan touristique, mais également sur l'économie, le secteur agricole et la population rurale de la région? Pour répondre à cette question avec une certaine précision, il faudrait disposer de données détaillées provenant d'un certain nombre de secteurs des deux régions et connaître les interactions complexes qui seront à l'origine des effets directs et indirects à évaluer. C'est précisément le défi auquel s'attaquent les participants d'un nouveau projet intégré financé par l'UE qui vise à fournir aux responsables politiques régionaux d'Europe un outil d'évaluation de l'impact de diverses politiques d'affectation des sols sur la durabilité. Financé au titre de la section "Changement planétaire et écosystèmes" du sixième programme-cadre (6e PCRD), le projet intégré SENSOR réunit 33 partenaires de 15 pays sous la coordination du centre de recherche sur l'affectation agricole des sols et les paysages de l'Association Leibniz. CORDIS Nouvelles s'est entretenu avec Katharina Helming, membre du centre et coordinatrice du projet SENSOR, afin d'en savoir plus sur le défi qui attend le consortium. "La première mission consiste à traduire des politiques comme la politique agricole commune (PAC), la directive-cadre sur les eaux et les politiques rurales en scénarios d'affectation des sols. Pour ce faire, nous ferons appel à des modèles macroéconomiques, ainsi qu'à des modèles sectoriels pour l'agriculture, le tourisme, la sylviculture, la protection de la nature et les énergies au service du transport", explique le Dr Helming. Cela dit, ce processus de collecte de données et d'analyse par modèle n'est qu'une facette du projet: les partenaires de SENSOR se rendront aussi directement dans les régions européennes pour rassembler les contributions des acteurs concernés sur la manière dont les politiques d'affectation des sols influent sur la durabilité. "L'essentiel consiste à associer des modèles et des données d'une part, et à consulter les acteurs concernés d'autre part", a déclaré le Dr Helming, qui a assuré que le projet poursuit une approche à la fois ascendante et descendante. À l'issue de la collecte des données, l'équipe élaborera un outil d'étude d'impact sur la durabilité (SIAT) que les autorités régionales pourront appliquer aux politiques qu'elles ont planifiées, ainsi qu'un système de gestion des données qui contribuera à maintenir complètement à jour les modèles sur lesquels s'appuie l'outil SIAT. Pour les évaluations plus complexes, l'intervention d'experts peut s'avérer nécessaire, mais les responsables politiques doivent être en mesure d'exploiter le système indépendamment pour aborder des questions plus fondamentales. L'un des traits essentiels du projet porte sur le fait qu'il est spécifiquement axé sur les nouveaux États membres, où la domination actuelle de l'affectation agricole et rurale des sols devrait subir des changements significatifs. "Avec de nombreux partenaires des nouveaux États membres, le centre de gravité du consortium se trouve plus à l'est que jamais", affirme le Dr Helming. "C'est important si nous entendons prendre en compte les difficultés les plus pressantes plutôt que les problèmes des rares privilégiés." Invité à expliquer les différences entre le projet SENSOR et SEAMLESS, une autre initiative d'étude des impacts environnementaux lancée récemment par l'UE, le Dr Helming explique: "SEAMLESS est un projet apparenté, et alors qu'il est uniquement axé sur l'agriculture, SENSOR couvre cinq secteurs. Par ailleurs, nous travaillons exclusivement à l'échelon régional, tandis que SEAMLESS aborde également des problématiques tant locales que mondiales." Un des principaux défis auxquels se heurtent les partenaires consiste à éclairer et caractériser les interactions existant entre les diverses questions sectorielles qu'ils souhaitent aborder. "Cela plaide en faveur d'une interaction multidisciplinaire dans le cadre du projet, ce qui n'est pas toujours facile", admet le Dr Helming. La réussite du projet dans son ensemble dépendra d'une interaction étroite avec les utilisateurs finaux, en l'occurrence ici les responsables politiques qui se serviront de l'outil d'étude d'impact. L'équipe espère pouvoir mettre au point un prototype après dix-huit mois et un produit final à l'issue des quatre années du projet, et elle demandera un retour d'information aux utilisateurs après chaque phase. "Le succès scientifique se mesurera par l'évaluation des pairs, les publications et les conférences, etc., mais comme la plupart des participants ont une formation scientifique, nous aurons une idée plus claire des défis scientifiques qui nous attendent", estime le Dr Helming. Une raison pour laquelle le Dr Helming pense que le projet sera une réussite réside dans le fait qu'il a pour objectif d'évaluer l'impact des facteurs économiques et sociaux sur la durabilité et non l'inverse, comme c'est le cas avec la plupart des projets antérieurs de ce type. "Simplement, il est plus réaliste d'adopter cette approche, l'économie étant normalement le moteur du processus", conclut le Dr Helming.

Mon livret 0 0