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Mme Hübner souligne le rôle des régions dans la réalisation des objectifs de Lisbonne

De même que les régions d'Europe ont besoin de l'agenda de Lisbonne pour assurer leur croissance et leur emploi, le processus de Lisbonne est lui aussi tributaire de la participation active des régions d'Europe. Ce rapport de réciprocité a été mis en exergue par la Commissaire...

De même que les régions d'Europe ont besoin de l'agenda de Lisbonne pour assurer leur croissance et leur emploi, le processus de Lisbonne est lui aussi tributaire de la participation active des régions d'Europe. Ce rapport de réciprocité a été mis en exergue par la Commissaire en charge de la Politique régionale, Danuta Hübner, lors d'une conférence qui s'est tenue à Bruxelles le 3 mars. Participant à une réunion de quelque 500 élus régionaux et experts politiques, la Commissaire Hübner y a présenté sa vision d'un "nouveau partenariat avec les régions pour la croissance et l'emploi" et explicité la contribution attendue au processus de Lisbonne de la réforme de la politique régionale UE proposée par la Commission. "Les objectifs de l'agenda de Lisbonne et ceux de la politique régionale européenne sont indissociables les uns des autres et se renforcent mutuellement", a déclaré Mme Hübner, avant d'ajouter que "la compétitivité et la croissance doivent être abordées aux niveaux local et régional - là où les emplois sont créés et où se construit la compétitivité sur le long terme". Se référant aux conclusions du rapport Kok sur la révision à mi-parcours du processus de Lisbonne, la Commissaire a identifié divers domaines spécifiques auxquels la politique régionale est susceptible, lui semble-t-il, d'apporter une contribution substantielle. Ainsi, le rapport Kok appelait l'UE à concrétiser ses déclarations relatives à Lisbonne par le biais d'incitatifs financiers à supporter par le budget communautaire; Mme Hübner a pour sa part énuméré les instruments financiers de la politique régionale UE qu'il serait possible de mettre en oeuvre pour supprimer les barrières structurelles à la croissance et créer des emplois et une croissance durable. En outre, le rapport Kok mettait en exergue le manque d'identification des Etats membres au processus de Lisbonne, ainsi que la nécessité de plans d'action nationaux. En raison d'une approche basée sur les partenariats, les programmes régionaux de l'UE encouragent, selon Mme Hübner, cette identification et répondent aux besoins spécifiques sur le terrain plutôt qu'ils n'essaient d'imposer des solutions "taille unique pour tous". Alors que certains Etats membres et régions mettent l'accent sur la technologie et d'autres sur les infrastructures, le résultat global pour l'UE est le suivant: plus de compétitivité, plus d'emplois et plus de croissance, a ajouté la Commissaire. Dans sa volonté de renforcer la contribution du budget UE à l'agenda de Lisbonne, la Commission a proposé une réforme d'envergure de la politique régionale UE pour la prochaine perspective financière, a expliqué Mme Hübner. Les changements les plus significatifs touchent les actions menées hors des régions les plus pauvres de l'UE. "Nous proposons d'affecter 18 pour cent du budget aux régions qui, bien qu'elles ne soient pas parmi les plus pauvres, restent néanmoins confrontées à des défis en terme de compétitivité et de chômage". C'est une réponse spécifique au succès mitigé de la stratégie de Lisbonne, en particulier dans les domaines de la recherche et développement (R&D) et de l'innovation, de l'accessibilité et du développement durable, a précisé Mme Hübner. Après avoir spécifié la nature des réformes proposées par la Commission, la Commissaire a souligné leur lien étroit avec les dispositions financières contenues dans le projet de perspectives financières pour 2007-2013. "Pour être crédible, la politique de cohésion a besoin de ressources adéquates. Et ce n’est pas le moment de réduire le financement. La Commission a fait une proposition très responsable. La limiter fortement aura des conséquences très négatives et conduira à de profondes divisions entre nos Etats membres", a déclaré la Commissaire en conclusion de son intervention.

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