Un partenariat austro-slovène EUREKA permet de prolonger la vie des implants vasculaires
Des chercheurs d'Autriche et de Slovénie ont créé de nouveaux matériaux et revêtements qui feront passer la durée de vie des greffes vasculaires synthétiques de plusieurs mois à plusieurs années. Les résultats du projet VASCUCHARGE, financé par EUREKA, permettront de réduire considérablement la douleur et la gêne des patients atteints de troubles vasculaires, et générera également des économies d'environ 7.000 euros par opération. Les résultats pourraient par ailleurs contribuer à réduire les opérations de remplacement de moitié. L'emploi d'implants pour traiter les maladies vasculaires, en augmentation depuis 20 ans, est désormais considéré comme une procédure commune. Des tubes sont utilisés pour le remplacement ou le contournement d'une partie d'un vaisseau sanguin, principalement l'artère, et fonctionnent ensuite d'une manière similaire aux vaisseaux sanguins naturels. Cependant, les implants synthétiques restent prédisposés aux thromboses (caillots), aux occlusions et infections dues à l'adsorption de protéines et de cellules, et à l'activation de la coagulation. Environ dix pour cent des patients ont de graves problèmes postopératoires. Nombre de ces problèmes sont imputables à l'infection des greffes vasculaires, d'où la nécessité de remplacer certains implants au bout de quelques mois seulement. Les partenaires du projet se sont intéressés aux petites greffes, pour lesquelles ce problème est particulièrement aigu. "On ne savait que peu de choses sur les mécanismes à l'origine de cette absorption de protéine indésirée", a expliqué le professeur Volker Ribitsch de Joanneum Research en Autriche. "Nous savions qu'il existait une corrélation entre la charge superficielle, l'énergie de surface et l'accumulation de substances bioactives. En étroite collaboration avec nos partenaires slovènes, nous avons étudié ces paramètres et d'autres facteurs, dont la structure du polymère utilisé pour la greffe, ainsi que tout un éventail de revêtements - tels que l'héparine et le collagène - pour identifier les conditions pouvant réduire cette absorption néfaste de protéines." Les partenaires ont également mis au point un appareil de test pour permettre des investigations expérimentales. Cet appareil permet ainsi de contrôler les propriétés superficielles et l'adsorption des protéines sur des appareils médicaux, et de fournir des données. Les partenaires espèrent que l'appareil sera commercialisé d'ici deux ans.
Pays
Autriche, Slovénie