Skip to main content

Article Category

Actualités

Article available in the folowing languages:

Un rapport préconise la "convergence des politiques" dans le secteur des TIC

La Commission européenne vient de rédiger le premier rapport annuel sur la stratégie i2010, appelant à une plus grande "convergence des politiques" dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) afin de stimuler la croissance et l'emploi. Les ...

La Commission européenne vient de rédiger le premier rapport annuel sur la stratégie i2010, appelant à une plus grande "convergence des politiques" dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) afin de stimuler la croissance et l'emploi. Les TIC sont considérées comme un facteur important de l'amélioration de la croissance et de l'emploi, tel que l'exige la stratégie de Lisbonne renouvelée. En effet, fort d'une hausse de son chiffre d'affaires estimée à 3,6 pour cent en 2005, le secteur des TIC continue d'afficher un taux de croissance supérieur à la moyenne par rapport aux autres secteurs. Il s'agit également du secteur le plus innovant et à la plus forte intensité de recherche de l'UE, représentant 25 pour cent de l'effort de recherche total et 5,6 pour cent du PIB entre 2000 et 2003. Les TIC sont également responsables d'au moins 45 pour cent des gains de productivité réalisés par l'UE entre 2000 et 2004. Toutefois, l'Europe reste à la traîne par rapport à ses concurrents. Depuis 2000, les investissements des Etats-Unis dans les TIC sont presque deux fois plus élevés que ceux de l'UE. Après avoir dépassé le Japon et l'UE en 2003 et les Etats-Unis en 2004, la Chine est aujourd'hui le premier exportateur de marchandises TIC. De plus, la part des TIC dans l'amélioration de la productivité a sensiblement diminué par rapport à la seconde moitié des années 1990 et reste deux fois moins élevée qu'aux Etats-Unis. Dans l'ensemble, rien ne laisse présager un changement de tendance ou une accélération des progrès en matière des TIC qui placerait l'UE sur le chemin d'une croissance et d'une compétitivité durables. A la lumière de cette évolution, le rapport passe en revue les actions prises l'année dernière par la Commission, les Etats membres et toutes les parties concernées afin de mettre l'économie numérique au service de l'Europe, et identifie les domaines qui requièrent davantage d'efforts pour garantir la transition. A la suite de l'adoption de la "stratégie i2010 - une société européenne de l'information pour la croissance et l'emploi" - en juin 2005, les Etats membres ont défini des priorités en matière de recherche et d'innovation et fait référence aux TIC dans leurs programmes de réforme nationaux (PRN). La plupart de ces références concernent l'administration en ligne, le haut débit et les compétences numériques. La moitié des Etats membres évoquent également l'adoption des TIC par les entreprises et les ménages, la mise en oeuvre du cadre réglementaire des communications électroniques et la sécurité des réseaux. Tout en plaidant en faveur d'une adoption plus large des TIC, le rapport soutient que les Etats membres peuvent réaliser des progrès supplémentaires en y incluant des éléments davantage axés sur l'avenir tels que la convergence numérique ou la recherche ou l'innovation dans les TIC et en établissant des liens explicites entre leurs priorités en matière des TIC et les objectifs globaux de Lisbonne. Le rapport fait également référence à la nécessité d'une approche cohérente pour réglementer le secteur au niveau européen. La Commission a déjà initié un processus en ce sens en réexaminant en 2005 le cadre réglementaire des communications électroniques, y compris les recommandations sur la façon de résoudre les problèmes liés à l'itinérance internationale. Toutefois, l'émergence de nouveaux équipements, réseaux et services se traduira pour l'UE par de nouveaux défis, tels que la fourniture de contenus numériques protégés par un droit d'auteur au niveau européen, la mise en place de solutions de gestion des droits numériques, la mise à jour des règles de protection des consommateurs et des données ou la lutte contre la diffusion de contenus illicites en ligne, indique le rapport. Dans le domaine de la recherche et de l'innovation, le rapport fait référence à plusieurs initiatives mises en place pour parvenir à une coordination plus étroite entre les programmes de recherche et de développement (R&D) des Etats membres et de la Commission. Elles incluent l'établissement de neuf plates-formes technologiques européennes liées aux TIC, dont deux visent à créer des initiatives technologiques communes; l'organisation de consultations sur les systèmes d'innovation liés aux TIC et sur la manière de renforcer la recherche; et l'adoption du programme pour la compétitivité et l'innovation (PCI). L'adoption future du Septième programme-cadre (7e PC) permettra également de consolider les efforts visant à accroître la coordination et les investissements dans la recherche et l'innovation en matière des TIC, indique le rapport. Toutefois, les Etats membres et la Commission ne doivent pas être les seuls à stimuler le secteur des TIC. Les auteurs du rapport soulignent la nécessité pour les entreprises d'accompagner leurs investissements dans les TIC d'une réorganisation de leurs processus opérationnels et de collaborer davantage afin de traduire leurs investissements en des gains de productivité. Le rapport met l'accent sur le potentiel commercial des PME, et fait référence au travail accompli actuellement par le réseau européen de soutien au commerce en ligne pour les PME (eBSN) afin d'améliorer les synergies entre les initiatives politiques lancées en Europe dans le domaine du commerce électronique et de promouvoir la compétitivité des PME par l'utilisation des TIC. La Commission a également institué un groupe de travail sur les TIC composé de représentants d'entreprises et d'autres parties concernées pour examiner ensemble la compétitivité du secteur des TIC.