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Molecular Mechanisms of Endometriosis

Informations projet

N° de convention de subvention: 691058

État

Projet clôturé

  • Date de début

    1 Janvier 2016

  • Date de fin

    31 Decembre 2019

Financé au titre de:

H2020-EU.1.3.3.

  • Budget total:

    € 346 500

  • Contribution de l’UE

    € 346 500

Coordonné par:

WESTFAELISCHE WILHELMS-UNIVERSITAET MUENSTER

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Des indices moléculaires sur la pathogenèse de l’endométriose

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui affecte près de 10 % des femmes en âge de procréer. Il est essentiel de comprendre les mécanismes moléculaires qui entraînent l’endométriose pour développer des thérapies plus efficaces.

Santé
© Lightspring, Shutterstock

Chez les patientes atteintes d’endométriose, le tissu endométrial se développe à l’extérieur de l’utérus dans des organes du bassin tels que l’intestin et les ovaires, causant une grande douleur et réduisant leur qualité de vie. Les traitements existants impliquent une excision chirurgicale des lésions ou la suppression de la fonction ovarienne, entraînant une infertilité non désirée ainsi que d’autres effets secondaires.

Un aperçu moléculaire de la pathogenèse de l’endométriose

Afin de répondre aux besoins cliniques non satisfaits du traitement de l’endométriose, le projet MOMENDO a étudié de nouveaux mécanismes qui pourraient expliquer pourquoi la maladie survient et comment elle se développe. Entrepris avec le soutien du programme Marie Skłodowska-Curie, le projet impliquait une équipe multidisciplinaire d’experts dans le domaine qui ont collaboré pour étudier la douleur et l’inflammation liées à l’endométriose. Martin Götte, coordinateur du projet, explique: «Nous nous sommes concentrés sur les mécanismes moléculaires qui affectaient les symptômes particulièrement pertinents pour les patientes, et nous avons cherché de nouvelles orientations à donner au traitement». Les chercheurs entendaient comprendre la formation des lésions et la croissance invasive qui entraîne une douleur considérable. Ils ont découvert que les femmes souffrant d’endométriose présentent un nombre accru de nerfs sensibles à la douleur liés à la neuro-inflammation. Plus particulièrement, l’activité de l’enzyme cyclooxygénase 2 COX2 semble augmenter la sensibilité à la douleur. Fait intéressant, les substances naturelles dérivées du romarin et de la médecine traditionnelle chinoise ont permis de diminuer la croissance des nerfs et des cellules inflammatoires dans la culture cellulaire, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle perspective de traitement pour l’endométriose. MOMENDO a découvert que les petites molécules régulatrices appelées microARN sont dérégulées dans le tissu endométriosique, contribuant à la croissance invasive des cellules endométriosiques. Plus important, la régulation positive expérimentale de microARN sélectionnés a inhibé en culture une majorité des propriétés pathogènes des cellules endométriosiques extraites de la patiente, y compris la croissance, l’invasion et le caractère souche. «Une réalisation importante de MOMENDO a été la caractérisation des cellules souches endométriosiques et de leur rôle dans l’endométriose et dans le cancer lié à l’endométriose», souligne Martin Götte. Comme il l’explique, l’hypothèse du consortium était que les lésions endométriosiques découlaient des cellules souches, étant donné leur capacité de croissance illimitée et leur résistance accrue aux thérapies médicamenteuses. Les chercheurs de MOMENDO ont évalué des stratégies afin de cibler ces cellules, comme les microARN et les inhibiteurs de gamma sécrétase. En recourant à une méthode appelée transcriptomique, les chercheurs ont découvert que les cellules endométriosiques de certaines patientes montraient des similitudes avec les cellules cancéreuses, offrant un nouvel aperçu pour des thérapies personnalisées.

Impact de MOMENDO et perspectives d’avenir

Bien que MOMENDO ait entrepris des recherches en laboratoire pour identifier de nouveaux mécanismes moléculaires, plusieurs conclusions du projet peuvent être traduites dans le domaine clinique. «Notre recherche a permis d’identifier de nouveaux mécanismes moléculaires de l’endométriose, dont beaucoup pourraient représenter des cibles médicamenteuses fiables», souligne Martin Götte. Ces mêmes mécanismes devraient alimenter davantage de recherches sur cette maladie à l’avenir. Les résultats thérapeutiques positifs obtenus sur des modèles expérimentaux précliniques ouvrent la voie à certaines stratégies de ciblage, y compris les inhibiteurs de gamma-sécrétase, les médicaments à base de microARN et les composés anti-inflammatoires à évaluer dans des essais sur l’endométriose. En outre, certaines conclusions clinicopathologiques du consortium indiquent la mise en œuvre de nouvelles approches hormonales afin de traiter la douleur chez les patientes atteintes d’endométriose. Alors que près de la moitié des patientes rapportent des effets sur leur travail et leurs relations, cette maladie représente de toute évidence une lourde charge socioéconomique. Grâce à son solide réseau de collaborateurs, MOMENDO garantira l’échange continu d’expertise et de ressources afin de poursuivre la recherche et de combler le manque de connaissances dans ce domaine.

Mots‑clés

MOMENDO, endométriose, douleur, miARN, neuro-inflammation, cellules souches, COX2

Informations projet

N° de convention de subvention: 691058

État

Projet clôturé

  • Date de début

    1 Janvier 2016

  • Date de fin

    31 Decembre 2019

Financé au titre de:

H2020-EU.1.3.3.

  • Budget total:

    € 346 500

  • Contribution de l’UE

    € 346 500

Coordonné par:

WESTFAELISCHE WILHELMS-UNIVERSITAET MUENSTER