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A breakthrough active immunotherapy for the treatment of osteoarthritis

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Des approches d’immunothérapie pour lutter contre l’osthéoarthrite

La mobilisation du système immunitaire pour freiner l’inflammation pourrait contribuer à réduire la douleur et à améliorer la fonction articulaire chez les patients atteints d’osthéoarthrite.

L’osthéoarthrite, une maladie articulaire invalidante qui touche plus de 250 millions de personnes dans le monde, est une cause majeure d’invalidité qui pèse lourdement sur les patients et les systèmes de soins de santé. Cette affection survient lorsque le cartilage protecteur qui amortit les extrémités des os s’use progressivement, ce qui entraîne des douleurs articulaires, une raideur et une mobilité réduite. À l’heure actuelle, le traitement consiste principalement à soulager la douleur et à améliorer la fonction articulaire grâce à des changements de mode de vie, à la kinésithérapie et à la prise de médicaments. «Les analgésiques ne peuvent être pris que pendant une durée limitée», souligne René Azoulai, coordinateur du projet Anti-IL-6 et directeur général de Peptinov(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre) en France. Dans les cas graves, une intervention chirurgicale est nécessaire.

Un traitement fondé sur l’immunothérapie

Peptinov cherche à commercialiser un nouveau traitement contre l’osthéoarthrite basé sur l’immunothérapie. L’objectif est de mettre un terme à la destruction du cartilage articulaire provoquée par l’inflammation, en neutralisant l’excès d’une protéine pro-inflammatoire clé appelée IL-6. Le médicament de type vaccinal mis au point par l’entreprise agit en stimulant le système immunitaire du patient afin qu’il produise des anticorps capables de neutraliser l’excès d’IL-6. Il permet ainsi de freiner la progression de la maladie. Un premier essai clinique de phase I a fourni des données encourageantes en matière de sécurité, de tolérance et d’efficacité préliminaire chez 24 patients. L’objectif du projet Anti-IL-6, soutenu par le Conseil européen de l’innovation(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre), est de mener un essai clinique de phase II afin de faire progresser ce traitement vers sa mise en œuvre clinique. «La nature multifactorielle de l’osthéoarthrite implique qu’une sélection rigoureuse des patients est essentielle pour garantir le succès des traitements expérimentaux», ajoute René Azoulai. «Dans notre étude, nous avons sélectionné des patients présentant une inflammation du genou.»

Des essais cliniques menés sur des patients atteints d’osthéoarthrite du genou

Cet essai clinique porte sur 204 patients atteints d’osthéoarthrite du genou et d’inflammation, répartis dans cinq pays européens (Tchéquie, Danemark, France, Pologne et Roumanie). Chaque participant recevra, sur une période de deux ans, plusieurs doses, généralement à raison d’une tous les cinq mois, soit du traitement expérimental, soit d’un placebo. L’objectif principal du projet est de démontrer, au bout d’un an, des bénéfices significatifs en termes de réduction de la douleur et d’amélioration de la fonction articulaire chez les patients recevant le traitement expérimental, par rapport à ceux recevant un placebo. Un autre objectif majeur consiste à démontrer un ralentissement de la progression de la maladie au bout de deux ans, c’est-à-dire une diminution moins marquée de l’épaisseur du cartilage au niveau des genoux chez les patients recevant le traitement expérimental par rapport à ceux recevant un placebo. Les participants se rendront dans des centres cliniques tout au long de l’essai afin de recevoir leur traitement et de se soumettre à des examens médicaux réguliers. L’évolution de leur état est également suivie à l’aide d’un questionnaire d’évaluation de l’osthéoarthrite (WOMAC), qui vise à mesurer la douleur, la raideur et la capacité fonctionnelle.

Vers la commercialisation

«Nous ne disposons pas encore de résultats, car toutes les évaluations ne seront réalisées qu’une fois l’essai terminé», explique René Azoulai. «En d’autres termes, tant que l’essai est en cours, ni les participants à l’essai, ni le personnel médical impliqué ne savent qui a reçu le traitement expérimental et qui a reçu un placebo.» Si les résultats de l’essai de phase II s’avèrent positifs, la prochaine étape consistera à mener un ou plusieurs essais cliniques de phase III. Il s’agit d’une étape essentielle pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché permettant de commercialiser ce traitement. «Nous espérons que les centaines de millions de personnes souffrant d’osthéoarthrite des genoux et des hanches pourront, à terme, bénéficier des avancées de ce projet», déclare René Azoulai.

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