Aller plus loin avec le cuir à des températures inférieures
La peau des animaux est constituée de trois couches qui, de l'extérieur vers l'intérieur, sont l'épiderme, le corium et la chair. La couche du milieu, le corium, est la partie qui se transforme en peau, pour produire finalement du cuir. Pour parvenir à ce résultat, il faut toutefois que la procédure protège les fibres de collagène qui constituent le corium. Une fois l'animal mort, la peau commence à perdre son humidité, de sorte que l'épiderme (et les poils) est détendu et peut être séparé du corium. L'étape suivante est le processus de tannage, qui est réalisé dans un environnement à température et à humidité contrôlées. C'est ce processus qui pénètre le collagène et permet la fabrication du cuir. Sur la base de ce processus testé et éprouvé, un modèle rhéologique a été conçu pour servir de base à un nouveau processus et définir les conditions environnementales optimales pour la fabrication du cuir. Basé sur une procédure thermomécanique qui a étudié des températures et des régimes de chauffage plus appropriés, ce modèle prend en considération les paramètres viscoélastiques clés du module de conservation et la perte tangente du corium. Le gain de surface obtenu grâce à ce modèle est le résultat des variations des profils de température de la perte tangente par rapport aux transitions de températures optimales pour tout cuir donné. Dans le cas de températures supérieures à la température optimale, les profils de relaxation de contrainte changent, ce qui conduit à des gains significatifs au niveau de la mise en forme et de la surface. Dans la mesure où les profils de relaxation de contrainte peuvent être modélisés avec des éléments de Maxwell, ils présentent une réduction marquée des temps de relaxation de certains éléments pendant la période transitoire. Le modèle rhéologique définit en outre une limite supérieure pour la température de traitement, qui est de 15 degrés Celsius sous la température classique de retrait pour le déroulement des molécules de collagène. Dès lors, les diminutions de température modélisées augmentent les rendements de surface du cuir.