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Diagnoses, pathogeneses and epidemiologies of salmonid alphavirus diseases (SPD/SD DIAGNOSIS)

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"Pêche" aux virus des saumons

Des maladies animales virales émergeantes menacent la santé de l'homme dans la mesure où l'économie mondialisée et le développement du transport international facilitent la propagation des agents pathogènes viraux dans la chaîne alimentaire. Un nouvel outil offrant une sensibilité accrue pour la détection de l'alphavirus du saumon (SAV, salmonid alphavirus) a été mis au point et devrait avoir un impact significatif sur le marché du diagnostic.

Les virus jouissent d'une réputation notoire de par leur aptitude à muter en permanence pour s'adapter à leur environnement. Ce processus garantit leur survie et leur multiplication, de sorte que leurs agents pathogènes peuvent se propager en toute tranquillité. Le domaine stimulant de la recherche sur les maladies virales émergeantes et leurs agents causaux a attiré l'attention des chercheurs. De manière plus spécifique, la maladie du pancréas du saumon (SPD, salmon pancreas disease), identifiée chez les poissons d'élevage comme une infection due au virus correspondant (SPDV), a suscité l'intérêt des partenaires d'un réseau européen. Les recherches effectuées ont montré que le SPDV était très similaire au virus causal de la maladie du sommeil (SDV, virus of sleeping disease) rencontré chez la truite d'élevage. Il a en fait été démontré que le SPDV et le SDV s'étaient développés à partir de la même espèce de virus, les alphavirus. De ce fait, ils ont tous deux été enregistrés sous le nom d'alphavirus du saumon (SAV, salmonid alphavirus). On retrouve des membres du genre alphavirus chez les mammifères, où ils servent de vecteurs d'expression eucaryotes en biologie moléculaire. Les partenaires du réseau ont concentré leurs efforts sur l'étude du SAV en vue de recueillir de nouvelles informations sur la pathogenèse et la pathogénicité du virus. Leur objectif ultime était de produire des estimations quantitatives et semi-quantitatives de l'ARN viral dans des échantillons expérimentaux et cliniques. À cette fin, ils ont utilisé la technique de transcription inverse-réaction en chaîne de la polymérase (RT-PCR, reverse transcriptase polymerase chain reaction) en temps réel pour développer un nouveau test RT-PCR d'une sensibilité accrue pour la détection de l'ARN du SAV. Le nouveau test a été optimisé et validé à l'aide d'échantillons standard infectés de sérum ou de culture cellulaire. Les résultats ont montré que la capacité de détection de ce test était supérieure aux méthodes traditionnelles, puisqu'il est capable de quantifier un titre viral égal ou inférieur à 1,5 TCID 50 (dose infectant 50% d'une culture de tissus). Le test a également été évalué sur des échantillons de tissus du coeur avec de bons résultats. Des collaborations sont recherchées en vue de profiter au maximum du potentiel du nouveau test pour le diagnostic précis de maladies ayant pour agent causal le SAV.

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