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De nouveaux marqueurs du cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes, avec près de 200000 nouveaux cas par an. Le projet PROSPER a étudié l'expression des ARN non codants et leur impact sur le développement et la progression de ce cancer, afin d'améliorer le diagnostic et de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques.

Santé

Le diagnostic du cancer de la prostate est largement basé sur le résultat du test positif de l'antigène PSA, spécifique de la prostate. Cependant, ceci augmente le taux de sur-détection sans corrélation avec des symptômes du cancer. Outre le rôle des androgènes dans le développement du cancer de la prostate, on ignore l'effet d'autres mécanismes moléculaires comme les ARN non codants. Le projet PROSPER («Prostate cancer: Profiling and evaluation of ncRNA») s'est proposé d'étudier le rôle dans le cancer de la prostate de ces ARN (qui régulent d'importants mécanismes cellulaires). Des membres du projet évalueront l'utilisation potentielle de ces ARN dans des outils de diagnostic et de pronostic, ainsi que comme cibles thérapeutiques. Lors d'une première étape, les scientifiques ont conduit une analyse globale de l'expression de microARN (miARN) dans des prélèvements de cancer de la prostate, conduisant à la découverte de 20 nouveaux miARN. Leur analyse par puce à ADN pour plus de 180 de tels prélèvements ont montré l'importance des androgènes, de leur récepteur ou des deux dans la régulation de certains miARN. Des modèles ont vérifié l'impact de la signalisation androgénique sur l'expression des miARN, et localisé les sites de liaison du récepteur des androgènes près de certains de ces miARN. Dans un but de pronostic et de diagnostic, les scientifiques de PROSPER ont identifié deux séries de 25 et 56 miARN pour différencier respectivement les prélèvements normaux et cancéreux. Ils ont également identifié les miARN ayant une activité oncogène ou suppressive du cancer de la prostate (voir le site web du projet, http://www.uta.fi/ibt/institute/research/visakorpi/prosper.html). Les séries de miARN de pronostic et de diagnostic, établies durant le projet PROSPER, pourraient améliorer notablement le diagnostic clinique du cancer de la prostate, et réduire les traitements inutiles. Elles ouvrent également de nouvelles possibilités de conception de médicaments et de thérapies.

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