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Training and Research AImed at Novel Antibacterial Solutions in Animals and People

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De nouvelles molécules contre les microbes pathogènes

La résistance antimicrobienne est un problème croissant de santé publique avec des conséquences importantes tant pour la médecine humaine que la médecine vétérinaire. Une étude européenne a abordé la question des besoins pressants en termes de nouvelles molécules et de chercheurs qualifiés spécialisés dans la recherche de médicaments antibactériens.

Recherche fondamentale
Santé

Des données de plus en plus nombreuses semblent indiquer que la résistance antimicrobienne peut se transmettre de l'animal à l'homme via des aliments contaminés ou l'exposition directe aux animaux vivants. Ce phénomène remet en cause l'utilisation d'antibiotiques dans la production animale et met l'accent sur le besoin en mesures alternatives pour limiter le risque de transmission zoonotique. Les chercheurs ont proposé une nouvelle stratégie de gestion des infections bactériennes qui comprend une optimisation de l'usage des antimicrobiens chez l'animal associée à l'utilisation de médicaments spécifiquement vétérinaires. L'initiative TRAIN-ASAP financée par l'UE a donc abordé la question de la résistance aux antimicrobiens en reconnaissant que santé humaine et animale étaient interconnectées. Le consortium a formé 12 chercheurs en début de carrière dans les domaines scientifiques et compétences complémentaires nécessaires à la mise en œuvre d'une large palette de stratégies antibactériennes. Le programme a donc combiné travaux universitaires et industriels pour apporter à la prochaine génération d'experts en médicaments antibactériens, la plus grande variété possible de compétences technologiques et professionnelles. Dans une perspective scientifique, ces jeunes chercheurs ont développé de nouvelles molécules antibactériennes. Ils ont synthétisé et caractérisé un certain nombre de peptides cycliques actifs contre des pathogènes majeurs, tant humains que vétérinaires. Ils ont également exploré le potentiel d'actinobactéries du genre Actinoallomurus pour de nouveaux composés actifs et réalisé un essai de criblage haut débit des métabolites secondaires d'actinomycètes, susceptibles d'interférer avec l'expression des gènes de virulence bactériens. Dans une autre partie du projet, les scientifiques ont amélioré l'efficacité de trois différentes classes antimicrobiennes existantes. Leurs travaux ont surtout porté sur le traitement d'une infection causée par le pathogène Actinobacillus pleuropneumoniae qui affecte principalement la production porcine. Les chercheurs ont également élaboré de nouvelles stratégies antibiotiques et non antibiotiques contre les infections à streptocoques et d'autres pathologies vétérinaires. Globalement, les activités du programme de formation TRAIN-ASAP ont donc porté sur des solutions novatrices et durables permettant de répondre au problème croissant de la résistance aux antimicrobiens en médecine humaine et vétérinaire. Les travaux du consortium se sont achevés avec l'organisation de la première conférence internationale sur la résistance aux antimicrobiens réunissant des participants de 15 pays différents. Par ailleurs, les molécules antibactériennes nouvellement découvertes au cours du projet ont été brevetées et devraient contribuer à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

Mots‑clés

Résistance antimicrobienne, médecine vétérinaire, TRAIN-ASAP, antibiotique, infections à streptocoques

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