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Research capacity for the implementation of genetic control of mosquitoes

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L'infrastructure de moustiques modifiés génétiquement

Les moustiques transportent (servent de vecteur à) plusieurs maladies comme le paludisme, la dengue et la fièvre jaune, qui sont toutes de sérieuses menaces pour la santé publique. Un grand consortium soutenu par l'UE applique des manipulations génétiques aux moustiques vecteurs en vue de contrôler la diffusion des maladies infectieuses.

Santé

Le réchauffement planétaire, associé à la croissance du commerce international et du tourisme, a augmenté la menace des maladies transmises par les moustiques. Les méthodes classiques de contrôle, à base d'insecticides, ne suffisent pas. Le fait de cibler certains gènes essentiels du moustique et d'introduire dans une espèce des gènes venant d'une autre (via des méthodes transgéniques), pourrait conduire à contrôler au niveau génétique la propagation des vecteurs. Le projet INFRAVEC (Research capacity for the implementation of genetic control of mosquitoes), financé par l'UE, a intégré l'expertise de la génétique des moustiques avec les infrastructures d'élevage en espace confiné. Le consortium, qui comprenait 31 laboratoires académiques et industriels, proposait également aux chercheurs européens d'accéder à ces installations de pointe. L'ensemble se propose de créer et mettre à la disposition des chercheurs un référentiel complet de lignées de moustiques, génétiquement modifiées ou dérivées de la nature. INFRAVEC a développé une base de données contenant des informations génétiques et biologiques de chaque ligne et a veillé à ce que les normes convenues soient implémentées dans différents laboratoires. Il a également veillé à ce que les utilisateurs externes aient accès à un ensemble unique de lignes de moustiques sur demande via le site Internet INFRAVEC. Le consortium a en outre soutenu le développement d'une technologie de pointe pour le tri automatisé de grands nombres de moustiques. Il a élaboré un instrument pouvant séparer quotidiennement des centaines de milliers de larves de moustiques sur la base de l'expression de marqueurs fluorescents dans les tissus et les organes. Cette technologie s'est avérée extrêmement utile pour augmenter considérablement le rendement de l'élevage de masse et la production de dépistages génétiques. Les deux moustiques vecteurs ciblés par cette infrastructure de recherche sont Anopheles gambiae, le principal vecteur du paludisme, et Aedes albopictus, lequel transmet des maladies virales qui continuent à se répandre. Les ressources de la recherche génétique pour l'Ae. albopictus ont été limitées par le passé mais ont été développées dans le cadre de ce projet. Par ailleurs, les chercheurs ont également comparé la structure de la population d'Ae. albopictus dans son habitat naturel et dans les habitats récemment colonisés en Europe, pour identifier des changements génétiques éventuellement associés à la propagation des nouvelles populations. L'objectif ultime du projet était la libération contrôlée de moustiques GM. Pour ce faire, une installation confinée a été développée afin de permettre aux chercheurs d'étudier la viabilité, la compétitivité et la sécurité des moustiques GM. Les maladies transportées par les moustiques sont en hausse et se propagent dans le monde, aidées en cela par le changement climatique et le développement du commerce et du tourisme. INFRAVEC a pu réunir des experts dans la biologie, la génétique, l'épidémiologie et le génie génétique des moustiques pour simuler la recherche et combattre la propagation des moustiques porteurs de maladie qui présentent une menace importante pour la santé publique.

Mots‑clés

Génétiquement modifié, moustiques, maladies infectieuses, technologie transgénique, contrôle génétique

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