Skip to main content

Article Category

Actualités

Article available in the folowing languages:

Comment atteindre les normes les plus éthiques dans la recherche scientifique

Une université d’Afrique du Sud a adopté un code international élaboré par une initiative de l’UE afin de prévenir l’export de pratiques de recherche contraires à l’éthique dans les pays à faible et moyen revenus.

Société

La collaboration internationale dans la recherche étant de plus en plus répandue, les questions liées au dumping éthique ont gagné en notoriété ces dernières années. L’histoire est remplie d’exemples de cas d’exploitation dans la recherche, en allant des expérimentations nazies épouvantables aux études de Tuskegee aux États-Unis. Le phénomène du dumping éthique fait globalement référence à l’exportation de pratiques de recherche inacceptables d’un point de vue éthique et non conformes dans les pays pauvres. Elles impliquent le fait de mener une recherche en l’absence d’approbation éthique ou d’assurance contre des dommages qui pourraient survenir au cours d’une étude. Elles incluent le fait d’effectuer des tests exploitant les populations vulnérables ou de mener des recherches dans un pays à faible et moyen revenus, et qui seraient normalement interdits dans un pays à revenu élevé et dont la réglementation est stricte. Grâce au projet TRUST, financé par l’UE, l’Université du Cap (UCT) Sénat a adopté un ensemble de principes et de procédures devant être respectés dans la résolution de l’inégalité des normes de recherche éthiques et légales. Il est indiqué dans un article sur le site web de l’UCT que «le Code de conduite international pour la recherche dans des milieux défavorisés (CCI)» couvre l’ensemble des disciplines de recherche. «Cela fait de l’UCT la troisième adoptante du Code international, après la Commission européenne et le partenariat d’essais cliniques avec les pays européens et en développement, et la première adoptante dans l’hémisphère Sud.» Intentionnel ou non? Comme il est expliqué dans ce même article, la pratique du dumping éthique pourrait être intentionnelle ou involontaire, par exemple, lorsque l’expertise est insuffisante. L’article poursuit: «Le CCI sert donc également d’outil éducatif pour les chercheurs et les systèmes de soutien à la recherche.» Le projet TRUST (Creating and enhancing TRUSTworthy, responsible and equitable partnerships in international research) a été établi afin de prévenir le dumping éthique en améliorant la mise en application de normes éthiques élevées dans la recherche dans le monde entier. Ce projet, qui s’est achevé en 2018, a utilisé un nouveau cadre basé sur les valeurs de l’impartialité, du respect, de l’attention et de l’honnêteté. Son premier code affilié était le Code San de l’éthique de la recherche qui a été lancé dans la ville du Cap en 2017. Il est indiqué sur une note sur le site web du Code de conduite international pour la recherche dans les milieux défavorisés: «Jamais auparavant un code n’avait été élaboré par des populations autochtones en Afrique afin de se protéger elles‑mêmes de l’exploitation dans la recherche.» Les San d’Afrique du Sud, connus pour détenir l’ADN humain le plus ancien sur Terre, sont grandement convoités pour la recherche en génomique sur l’ensemble de la population. Un document sur le site web du projet couvre différentes études de cas, y compris le projet sur le séquençage du génome ayant impliqué quatre individus San sélectionnés. Les conclusions de la recherche sur le génome ont été publiées dans la revue «Nature» en 2010. Cette recherche a été perçue par les dirigeants San comme irrespectueuse et différents ateliers se sont tenus à ce propos en 2014 et en 2016. Y ont participé des dirigeants San du Botswana, de Namibie et d’Afrique du Sud, ainsi que des chercheurs en génomique, des éthiciens et des avocats. Les ateliers de 2016 ont été organisés sous les auspices du projet TRUST et ont mené à des recommandations et finalement à la publication du Code San de l’éthique de la recherche. L’utilisation de primates non‑humains dans la recherche, de travailleurs du sexe impliqués dans la recherche sur le VIH/SIDA, des essais du vaccin Ebola, et les données mobiles et issues des TIC pour la recherche dans le domaine de la santé sont d’autres exemples d’études de cas analysés dans ce document. Outre la création d’un réseau international sur la gouvernance de l’éthique de la recherche internationale, TRUST a élaboré un ensemble d’outils afin que les issues équitables soient prises en considération dans les partenariats de recherche au cours des négociations. Pour plus d’informations, veuillez consulter: site web du projet TRUST

Pays

Royaume-Uni

Articles connexes