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Busquin: la réunion de l'ACARE est la première étape vers l'EER

Pour le Commissaire en charge de la Recherche, Philippe Busquin, qui a inauguré la première réunion du Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe (ACARE) organisée au salon aéronautique de Paris, il s'agissait "véritablement là de la première étape pratique v...

Pour le Commissaire en charge de la Recherche, Philippe Busquin, qui a inauguré la première réunion du Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe (ACARE) organisée au salon aéronautique de Paris, il s'agissait "véritablement là de la première étape pratique vers l'Espace européen de la Recherche [EER] dans le domaine de l'aéronautique". L'ACARE a été créé suite aux recommandations des auteurs du rapport "Une vision pour 2020" visant à faire de l'Europe un leader global dans le secteur de l'aéronautique d'ici 2020. La tâche du groupe est de mettre en place un calendrier stratégique de recherche (strategic research agenda - SRA) qui servira de base à la planification des programmes de recherche. Ce comité se réunira deux fois par an pour mettre à jour le calendrier. "J'espère que les membres de l'ACARE accompliront leur mission avec toute l'indépendance et l'autorité nécessaires et que les actions qu'ils mettront en oeuvre auront pour but de répondre aux défis à moyen et à long terme," a déclaré M. Busquin. Le Commissaire a répété à CORDIS Nouvelles que sa vision de l'aéronautique ne se limite pas au prochain programme-cadre. "Le prochain programme-cadre n'est qu'un aspect de la question car on parle d'une vision pour 2020. Le programme est une activité de l'Espace européen de la Recherche," a-t-il souligné. Expliquant pourquoi l'aéronautique devait faire partie des priorités de la Commission européenne en matière de recherche, M. Busquin a indiqué à CORDIS Nouvelles que "l'aéronautique est un domaine très important car il s'agit de haute technologie mais aussi parce que nous sommes en compétition avec les Etats-Unis notamment ainsi qu'avec d'autres régions du monde [...]. L'Europe doit garder sa place dans le monde". Jim Rose, membre de l'ACARE et PDG de Rolls Royce a souligné que la recherche est importante parce que "l'aéronautique est une entreprise globale mais son impact se fait surtout sentir au niveau local", a-t-il dit, se référant à la pollution sonore et atmosphérique que l'on devrait réduire de façon radicale, d'après la vision pour 2020, au cours des 20 prochaines années. "Les programmes-cadres sont les clés qui permettront de disposer de la technologie requise pour développer cette vision," a-t-il encore indiqué et il a ajouté concernant la proposition de budget pour l'aéronautique du prochain programme-cadre: "nous espérons encore qu'elle sera revue". Son collègue de l'ACARE, Walter Kröll, président de DLR, a également souligné que les programmes européens sont très importants. Pour lui, l'union des forces est la "question clé" mais l'union des forces n'est pas une longue liste d'intérêts différents, au contraire il s'agit d'objectifs communs et "l'Europe doit foncer". A propos de l'impact potentiel du travail de l'ACARE, Patrice Parisé du Ministère français des Transports a déclaré à CORDIS Nouvelles que la création du groupe répond à un besoin réel. "Aujourd'hui, il n'existe aucune structure ni aucun comité de ce type chargé de mettre en lumière les besoins de demain. Je pense donc que c'est une bonne initiative d'aider la Commission et les gouvernements à prendre les décisions qui s'imposent et à décider si tel ou tel type de recherche doit être financé," a expliqué M. Parisé. Erik Van Nuffel, directeur général de l'aviation civile au Ministère belge des Communications et de l'Infrastructure soutient également la création de l'ACARE mais se demande pourquoi d'autres intervenants comme les membres d'équipage, les pilotes et les passagers n'ont pas été intégrés au Conseil.