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Le golden retriever aide les scientifiques à détecter les gènes de maladies humaines

Une équipe de recherches de l'UE a identifié avec succès un gène déclenchant un trouble de la peau chez les chiens; les résultats pourraient avoir des implications pour les personnes qui souffrent également de cette maladie. Qu'elle se manifeste chez les golden retrievers ou c...

Une équipe de recherches de l'UE a identifié avec succès un gène déclenchant un trouble de la peau chez les chiens; les résultats pourraient avoir des implications pour les personnes qui souffrent également de cette maladie. Qu'elle se manifeste chez les golden retrievers ou chez l'homme, l'ichtyose a la même base génétique fondamentale; ainsi, toute découverte dans la compréhension de la maladie chez les chiens est applicable à l'homme. Aucune cause moléculaire de l'ichtyose n'a été identifiée. Les hommes et les chiens souffrent souvent des mêmes maladies. Nous vivons dans des environnements identiques et la composition génétique des chiens pourrait détenir la clé pour mieux comprendre les origines génétiques du cancer, de l'épilepsie, des maladies cardiovasculaires et du diabète. L'équipe de France, de Belgique et d'Allemagne a reçu un soutien financier du projet LUPA («Unravelling the molecular basis of common complex human disorders using the dog as a model system»), financé en partie par une bourse de 12 millions d'euros au titre du septième programme-cadre (7e PC). L'objectif principal du projet LUPA, lancé en 2008 et clôturé en 2011, était de rassembler des praticiens vétérinaires et scientifiques et de rassembler les échantillons d'acide désoxyribonucléique (ADN) d'un grand nombre de chiens souffrant d'une variété de maladies à laquelle les hommes sont également sensibles. L'identification de la sensibilité des gènes pour les maladies humaines est difficile en raison de la complexité des causes sous-jacentes, mais les maladies canines sont génétiquement plus simples. Dans cette nouvelle étude qui présente les dernières découvertes menées avec le soutien de LUPA, l'équipe a identifié un huitième gène pour le type de l'ichtyose humain appelé ichtyose congénitale récessive autosomique (ICRA). Elle a également servi des preuves pour l'implication du gène dans la barrière cutanée, un défi qui n'a jamais été réalisé avant. Dans son article paru Nature Genetics, l'équipe a mis en évidence que le type de l'ichtyose appartient aux résultats d'ICRA de desquamation généralisée de la peau diagnostiquée à la naissance. Bien que la maladie est rare chez l'homme, elle est plus fréquente chez les golden retrievers par reproduction endogame, et parce qu'elle n'a jamais été évitée. L'équipe a profité de l'historique de reproduction des populations canines pour identifier les altérations génétiques responsables de ce trouble de la peau chez l'espèce. Ces nouvelles informations mettent en évidence une mutation unique sur le gène PNPLA1, s'isolant parfaitement selon un mode de transmission récessive. Une fois ces gènes identifiés sur les chiens, ils ont analysé le gène humain correspondant dans une sélection d'individus affectés par la maladie. Ces résultats montraient que six individus affectés appartiennent aux deux familles portant les mutations distinctes, affectant le domaine catalytique de la protéine. D'autres expériences impliquant la microscopie électronique, l'immunolocalisation par la microscopie focale et des analyses biochimiques, ont contribué à préciser le rôle de la protéine. La lipase PNPLA1 se situe entre la couche épidermique supérieure et les couches inférieures de la couche kératinisée, et agit dans la différenciation correcte de kératinocytes. Elle appartient à la famille des protéines PNPLA (PNPLA1 à PNPLA5), des éléments importants dans le métabolisme lipidique de la barrière cutanée. Des études antérieures soutenues par LUPA avaient identifié un nouveau gène de l'épilepsie dans l'espèce canine des lagottos romagnolos, une espèce de chiens connus pour la chasse à la truffe. Il s'agirait d'un nouveau gène candidat pour les épilepsies infantiles caractérisées par une phase de rémission des crises. L'équipe a également découvert un nouveau gène déclenchant la dyskinésie ciliaire primitive (DCP), une maladie génétique respiratoire rare qui touche les chiens et l'homme.Pour de plus amples informations, consulter: Site web du projet LUPA: http://www.eurolupa.org

Pays

Belgique, Allemagne, France

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