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Un médicament contre l’arthrite donne de l’espoir aux patients gravement infectés par la COVID-19

Les premiers résultats d’une étude soutenue par l’UE révèlent un nouveau traitement efficace pour les patients atteints de coronavirus hospitalisés en soins intensifs.

Santé

Selon une étude internationale, l’administration d’un médicament contre l’arthrite conduit à une amélioration des résultats chez les patients gravement infectés par la COVID-19. Il ressort de cette étude soutenue par les projets PREPARE et RECOVER, financés par l’UE, que ce traitement réduit la durée de ventilation des malades dans les unités de soins intensifs. Ce médicament, le tocilizumab, diminue l’inflammation en modifiant le système immunitaire. Le tocilizumab est principalement recommandé pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et d’une forme grave d’arthrite chez les enfants connue sous le nom d’arthrite idiopathique juvénile systémique. Selon un communiqué de presse publié sur le site web du projet RECOVER, ce médicament immunosuppresseur a «99 % de chances supplémentaires de réduire les décès et le séjour en soins intensifs chez les patients gravement infectés par la COVID-19, par rapport aux patients qui n’ont pas reçu le traitement».

Publication anticipée des résultats

Compte tenu du besoin urgent de données sur les traitements efficaces contre la COVID-19, les chercheurs ont publié ces résultats préliminaires avant leur évaluation par des pairs. L’équipe travaille actuellement à la publication des résultats complets. «Nous devons encore examiner l’ensemble des données, mais c’est un résultat très intéressant», a déclaré la Dre Lennie Derde du Centre médical universitaire d’Utrecht, partenaire des projets PREPARE et RECOVER, dans le même communiqué de presse. «Disposer d’un deuxième traitement efficace pour les patients gravement malades quelques mois après le début de la pandémie est sans précédent. Le ciblage spécifique de la réponse immunitaire était théoriquement prometteur, et ces résultats montrent que cela fonctionne.» Les résultats de l’étude ont été obtenus via REMAP-CAP, un essai «plateforme» international de type adaptatif pour la pneumonie extrahospitalière qui est partiellement financé par le projet PREPARE. Conçu pour être utilisé en situation de pandémie, l’essai REMAP-CAP évalue simultanément plusieurs interventions chez des patients gravement malades afin d’identifier les meilleures stratégies thérapeutiques. Dans l’étude, les chercheurs ont analysé les données de 303 patients randomisés qui ont reçu un traitement soit par tocilizumab, par sarilumab, par anakinra, par interféron ou aucun modulateur immunitaire. Bien qu’il n’y ait pas encore de résultats concernant les avantages relatifs du tocilizumab par rapport aux autres modulateurs immunitaires, les résultats préliminaires ont révélé que les patients qui font l’objet d’un traitement par tocilizumab ont plus de chances de voir leur état s’améliorer que les patients ne recevant aucun traitement de modulation immunitaire. «Ces premiers résultats montrent qu’une seule cure thérapeutique de ce médicament immunomodulateur peut améliorer considérablement les résultats pour les patients atteints de COVID-19 les plus gravement malades qui se trouvent en soins intensifs», a fait remarquer dans le communiqué de presse le professeur Anthony Gordon de l’Imperial College de Londres, partenaire du projet PREPARE. «Une fois que nous aurons terminé l’analyse de l’ensemble des données, nous espérons que ces résultats permettront aux équipes de soins intensifs du monde entier d’améliorer le sort des patients COVID-19 les plus gravement atteints.» Les données de l’essai ont également été analysées et évaluées par des organismes extérieurs indépendants des chercheurs ayant participé à l’essai. Les données analysées par l’étude PREPARE (Platform foR European Preparedness Against (Re-)emerging Epidemics) et RECOVER (Rapid European SARS-CoV-2 Emergency research Response) ont également mis en évidence l’inefficacité d’un médicament antiviral appelé lopinavir/ritonavir dans le traitement de la COVID-19. Il s’est avéré que ce médicament antiviral n’apportait aucun avantage supplémentaire aux patients atteints de COVID-19 gravement malades par rapport aux patients qui ne se voyaient pas administrer le médicament. Les projets PREPARE et RECOVER se termineront respectivement en janvier 2021 et février 2022. Pour plus d’informations, veuillez consulter: site web du projet PREPARE site web du projet RECOVER

Mots‑clés

PREPARE, RECOVER, COVID-19, patient, coronavirus, médicament, tocilizumab, arthrite

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