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Le rôle des villes dans le développement de systèmes alimentaires durables, sains et équitables

Un projet financé par l’UE a hébergé une série de dialogues avec d’éminentes figures de la vie politique européenne, des gouvernements locaux et de la politique alimentaire pour répondre à une question cruciale: que peuvent faire les villes pour aider l’Europe à transformer ses systèmes alimentaires?

Société
Alimentation et Ressources naturelles

Avec des initiatives telles que sa stratégie De la ferme à la table, l’UE s’efforce de développer des systèmes alimentaires capables de nourrir près de 450 millions de personnes résidant en son sein. Afin de créer ces systèmes alimentaires durables, l’UE doit répondre à des défis tels que le changement climatique, la rareté des ressources, les mauvaises habitudes alimentaires et l’augmentation des déchets. Toutefois, quel rôle jouent les villes dans l’atteinte des objectifs de l’Europe pour des systèmes alimentaires non seulement durables mais également sains et équitables? Le projet FOOD TRAILS financé par l’UE a tenté de trouver une réponse à cette question en hébergeant une série de dialogues en ligne à l’heure du petit-déjeuner. Les dialogues ont rassemblé des figures clés de la vie politique européenne, des gouvernements locaux et de la politique alimentaire pour échanger sur la manière dont les villes peuvent contribuer à transformer les systèmes alimentaires tout en aidant également l’Europe à atteindre ses objectifs climatiques.

Des systèmes alimentaires équitables

Lors du premier dialogue, Herbert Dorfmann, membre du Parlement européen pour la région italienne du Tyrol du Sud et rapporteur de la stratégie De la ferme à la table, a souligné l’importance de la reconstruction du lien entre les villes et les zones rurales. «Au cours des dernières décennies, le fossé entre les citoyens urbains et ruraux s’est creusé. Les grandes surfaces peuvent vendre des produits fermiers, mais le plus important pour les citoyens est de voir les agriculteurs en ville. Sur ce point, la stratégie De la ferme à la table constituera un outil essentiel», a-t-il indiqué dans un article publié sur le site web «Slow Food». Durant la pandémie de COVID-19, les villes ayant tissé des liens étroits avec les agriculteurs et d’autres acteurs de la chaîne de valeur alimentaire se sont mieux adaptées à la crise. L’adjointe au maire de Milan Anna Scavuzzo décrit le travail de sa ville avec des réseaux comme Eurocities et le Milan Urban Food Policy Pact (pacte de politique alimentaire urbaine de Milan) pour garantir l’accès des citoyens à la nourriture par le biais d’efforts tels que la distribution de paniers alimentaires, de bons alimentaires et d’aide financière. «Nous nous sommes efforcés de donner accès à des produits alimentaires sains, y compris aux personnes les plus défavorisées, et sommes parvenus à surmonter les difficultés liées au confinement. Voilà ce qui est possible lorsqu’une politique alimentaire commence à prendre forme», a-t-elle fait remarquer.

Nourriture saine, pratiques saines

La deuxième session a mis l’accent sur l’importance de disposer de systèmes alimentaires sains. La conseillère Paulette Hamilton de Birmingham a discuté des étapes mises en œuvre par sa ville pour freiner la croissance des chaînes de restauration rapide, pour faciliter le choix d’alternatives alimentaires saines et pour donner les moyens aux entreprises de construire une économie alimentaire plus saine. «Il est question de changer l’environnement alimentaire, sans mettre la pression sur les citoyens, ni les culpabiliser», a expliqué Paulette Hamilton. Afin de contribuer à la lutte contre la malbouffe, la Commission européenne a préparé un Code de conduite pour des pratiques commerciales et marketing responsables. Selon Alexandra Nikolakopoulou, directrice de la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire, cela «encouragera l’industrie alimentaire à s’engager à améliorer la disponibilité d’aliments sains et nutritifs». Dans le cadre du troisième dialogue, Franciska Rosenkilde, maire en charge de la culture et des loisirs de la ville de Copenhague, a décrit les efforts de la ville pour garantir un accès à des aliments nutritifs via la passation de marchés publics. L’objectif est d’approvisionner les écoles avec 90 % de repas bio servis quotidiennement dans la capitale. «Des corps sains pour une terre saine et un climat sain», a fait observer Franciska Rosenkilde. «Tout est lié.» Le projet FOOD TRAILS (Building pathways towards FOOD 2030-led urban food policies) conçoit des activités pilotes dans 11 villes européennes pour les aider à co-créer des politiques alimentaires urbaines qui sensibilisent la communauté et promeuvent un approvisionnement en nourriture durable et une vision zéro déchet. Pour plus d’informations, veuillez consulter: site web du projet FOOD TRAILS

Mots‑clés

FOOD TRAILS, nourriture, système alimentaire, stratégie De la ferme à la table, agriculteur, politique alimentaire

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