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Un grand pas en avant pour les technologies d’inspection à distance des navires

Un vraquier a récemment servi de site d’essai pour diverses techniques d’inspection à distance (RIT, pour «remote inspection technique»), démontrant que les solutions robotiques permettent des inspections de navires plus rapides, plus sûres et plus efficaces.

Économie numérique
Technologies industrielles

Plusieurs types de RIT ont récemment fait l’objet de tests sur un vraquier Supramax à double coque appartenant au chargeur grec Oceanbulk Maritime. Les essais, réalisés par la société de certification belge Bureau Veritas, ont permis d’établir la preuve du concept et de confirmer l’utilité opérationnelle des outils à distance. Glafcos Marine, un spécialiste grec des services techniques, a fourni et manipulé ces outils à distance, qui comprenaient un drone aérien, des chenilles magnétiques et un véhicule miniature télécommandé (ROV, pour «remotely operated vehicle»). Glafcos Marine est partenaire du projet BugWright2, financé par l’UE, dont l’objectif consiste à commercialiser ces équipements.

Inspection des cales, de la structure et des réservoirs du navire

L’inspection a eu lieu lors d’un récent passage du vraquier sur le chantier naval Neorion de l’île de Syros, en Grèce, pour des travaux sur la poupe nécessitant une condition de ballast spécifique. Le ROV miniature a été utilisé pour effectuer les inspections sous-marines des réservoirs inondés, éliminant ainsi le besoin de déballastage. Les cales et la structure ont été examinées par le drone aérien et par les chenilles magnétiques équipées de capteurs de mesure d’épaisseur par ultrasons (UTM, pour «ultrasonic thickness measurement»). Ces deux technologies ont permis d’économiser du temps et de l’argent en éliminant la nécessité de recourir à des nacelles élévatrices (des grues dotées de plateformes fixées à leur extrémité), des échafaudages ou des cordes pour accéder aux zones concernées. En se déplaçant sur des plans verticaux et inversés, les drones et les chenilles ont également fourni la stabilité nécessaire pour obtenir des images en gros plan et des relevés UTM. Paillette Palaiologou, vice-présidente de Bureau Veritas pour la zone hellénique, la mer Noire et l’Adriatique, a été impressionnée par les résultats. «La qualité, la résolution et les détails de l’imagerie sont excellents. Nous comprenons désormais bien mieux le potentiel qu’offre la combinaison, par exemple, des drones et des chenilles. Nous pouvons effectuer une première étude globale avec un drone, même dans les zones difficiles à atteindre, comme les zones de pénétration des ponts situés entre les panneaux de chargement, ce que nous avons fait dans le cas présent. En outre, si un examen plus approfondi est jugé nécessaire, la chenille peut être utilisée pour obtenir des images plus détaillées», a-t-elle indiqué dans un article publié sur le site «Hellenic Shipping News Worldwide». Paillette Palaiologou poursuit et explique pourquoi les RIT sont importants: «Ils contribuent à la précision, à la rapidité et à la tenue d’archives dans toutes les conditions. Nos inspecteurs et nos clients pourront de plus en plus se concentrer sur l’analyse des informations et des données acquises, d'une façon plus sécurisée, plus rapide et à moindre coût, plutôt que sur les défis liés à l’acquisition des informations nécessaires.» Milena Pappas, d’Oceanbulk Maritime, a commenté les essais de RIT: «Lors des tests sur site, il était évident que les services robotiques pouvaient constituer un outil très utile et efficace, notamment dans les zones difficiles (parties supérieures des cales à marchandises) et dans des conditions défavorables (ballasts pleins). En utilisant des drones et des ROV, toutes les inspections rapprochées et les UTM peuvent être réalisés de manière beaucoup plus sûre, efficace et rapide.» Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet BugWright2 (Autonomous Robotic Inspection and Maintenance on Ship Hulls and Storage Tanks), qui vise à modifier le paysage européen de la robotique pour l’inspection et la maintenance des infrastructures. Le cofondateur et directeur général de Glafcos Marine, Leonidas Drikos, décrit l’initiative de test de Bureau Veritas comme «un grand pas, en fait le plus grand jusqu’à présent, pour faire passer l’inspection des navires d’une exécution purement humaine à une exécution combinée homme-robot». Pour plus d’informations, veuillez consulter: site web du projet BugWright2

Mots‑clés

BugWright2, navire, cargo de transport, inspection à distance, drone, chenille magnétique, véhicule télécommandé, robotique

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