La modélisation de la répartition microbienne dans les bassins hydrographiques
Le changement climatique et de l'utilisation des sols affecte la répartition, la prévalence et l'impact humain des pathogènes présents dans l'eau. Toutefois, faute de déterminer clairement comment les organismes sont transportés au sein d'un écosystème, ces changements seront difficiles à prévoir et à éviter. Pour relever ce défi, le projet PACEMOD (Development of integrated modelling techniques to assess impacts of climate change on pathogens and water quality), financé par l'UE, a modélisé le transport et le devenir des microbes dans les systèmes fluviaux en vue d'examiner les impacts des changements environnementaux. Le projet a également testé et validé les modèles en Europe et aux États-Unis. Dans le cadre de la recherche, des scientifiques ont été formés au logiciel avancé de modélisation et de système d'information géographique pertinent. Ils ont aussi appris à utiliser de nouvelles techniques d'échantillonnage et d'analyse. Parallèlement, PACEMOD a mené une étude théorique des principaux impacts des changements environnementaux sur les microbes dans les bassins hydrographiques. Ces informations, couplées à des données réelles, ont servi à développer un modèle de transport et de devenir de la biomasse microbienne dans plusieurs rivières, en réaction aux changements environnementaux. Ces modèles ont révélé que dans les années à venir l'utilisation des sols aura autant d'impact sur les populations microbiennes que le changement climatique. PACEMOD a aussi utilisé les modèles pour concevoir des mesures d'adaptation qui permettront de maintenir la qualité de l'eau de ces rivières, dans le respect des réglementations sur la santé. Les chercheurs ont démontré que des modèles pouvaient servir à prévoir la répartition microbienne dans un bassin hydrographique et la façon dont cette répartition évoluera en réponse aux pressions extérieures. Ceci représente une étape importante vers une meilleure gestion des réserves d'eau douce.