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Des fruits de mer plus sains avec la micro-encapsulation

Les fruits de mer sont susceptibles d'accumuler des déchets fécaux de sources animales ou humaines ou des toxines venant de la prolifération des algues, un phénomène qui peut avoir de lourdes conséquences pour la santé publique et l'économie. La prévention des effets négatifs de cette contamination ou des pathologies propres aux fruits de mer est par conséquent devenue une priorité.

Santé

Le projet BEADS («Bio-engineered micro encapsulation of active agents delivered to shellfish») a ainsi été initié pour résoudre le défi posé par cette contamination ou par les pathologies propres aux fruits de mer. Le consortium a tenté de stimuler la réponse immunitaire des fruits de mer et d'améliorer l'efficacité de purification en utilisant des agents actifs administrés directement par micro-encapsulation. Des capsules digestibles contenant de l'alginate, un carbohydrate gélatineux insoluble isolé à partir d'algues brunes, ont ainsi été fournies à plusieurs espèces de fruits de mer. Ces travaux ont montré que le taux d'ingestion était lié à la taille de la microcapsule, la plus petite étant ingérée le plus rapidement. Ces recherches ont également confirmé la viabilité de cette technologie pour administrer des agents biologiques dans les fruits de mer tels que certaines bactéries. Un grand nombre de bactéries ont été isolées au cours du projet BEADS. Certaines ont été isolées à partir de fruits de mer contaminés par de l'acide okadaïque ou domoïque puis caractérisées par séquençage moléculaire. Ces travaux ont permis d'identifier un grand nombre de souches bactériennes. D'autres expériences toxicologiques ont permis d'identifier quatre isolats bactériens sélectionnés en laboratoire pour leur capacité de dégradation des toxines. Les chercheurs ont également dépisté un grand nombre de bactéries pour leur activité antimicrobienne contre toute une palette de bactéries et de virus pathogènes. Une bactérie lactique a ainsi été identifiée après séquençage ADN contre des souches de Listeria monocytogenes isolées à partir de fruits de mer. La substance active (E. hirae 3M21) a été isolée et son taux de survie, qu'elle soit libre ou encapsulée, mesuré dans de l'eau de mer. Elle a également été mesurée dans le fluide des glandes digestives des moules et des huîtres. Ces expériences n'ont montré aucune perte de viabilité de l'agent actif. Toute une série d'expériences ont par ailleurs été réalisées afin de déterminer l'impact d'immunostimulants encapsulés par cette technique sur le système immunitaire des huîtres. Les chercheurs voulaient ainsi favoriser une réponse immunitaire du mollusque contre l'un de ses parasites, Bonamia ostrae. Ils ont montré que la mortalité des huîtres et l'impact de la maladie pouvaient être réduits, indiquant par conséquent une plus grande capacité de lutte de l'animal contre son parasite. Les travaux du projet BEADS faciliteront ainsi la protection du consommateur contre les fruits de mer contaminés, permettront de réduire les coûts économiques dans tous les secteurs et pour toutes les professions impliquées dans la production de fruits de mer.

Mots‑clés

Microcapsule, fruits de mer, déchets, prolifération d'algues, santé, publique, contamination, maladie, transgénique, agent actif, réponse immunitaire, rendement de purification, alginate, technologie des microcapsules, bactéries, acide okadaïque, acide do

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