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Les commissaires plaident en faveur des biocombustibles

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi que deux Commissaires se sont adressés aux participants de la conférence tenue à Bruxelles le 5 juillet, et ont fait part de l'importance accordée par la Commission européenne aux biocombustibles. M. Barros...

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi que deux Commissaires se sont adressés aux participants de la conférence tenue à Bruxelles le 5 juillet, et ont fait part de l'importance accordée par la Commission européenne aux biocombustibles. M. Barroso a reconnu les problèmes environnementaux que pouvait causer la production de biocombustibles, mais a déclaré avec assurance qu'une telle situation pourrait être évitée, en ajoutant que davantage de recherche améliorerait la production. Peter Mandelson, le Commissaire européen chargé du commerce, a déclaré que les consommateurs paieraient pour les biocombustibles uniquement s'ils avaient la garantie que leur production ne polluera pas l'environnement ailleurs. Ensuite, Andris Piebalgs, commissaire européen chargé de l'énergie, a évoqué les progrès réalisés par l'UE pour atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés concernant les biocombustibles. M. Barroso a résumé l'intérêt de la Commission pour les biocombustibles comme suit: sécurité énergétique et changement climatique. Selon l'Agence internationale de l'énergie, si les tendances actuelles se poursuivent, la demande énergétique mondiale devrait augmenter de 60% d'ici à 2030. Parallèlement, le climat est en train de changer, et de nombreux scientifiques pensent qu'il existe un lien entre les émissions d'origine énergétique et le changement climatique. Les émissions énergétiques représentent trois quarts des émissions de gaz à effet de serre. «S'ils sont correctement gérés, les biocombustibles ont le potentiel d'apporter des bénéfices importants: ils peuvent renforcer la sécurité de l'UE en matière d'approvisionnement, à travers la diversification de sources énergétiques, et ils représentent l'un des rares moyens concrets (mis à part les véhicules et hybrides plus efficaces) de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre dans les transports», a déclaré M. Barroso. Cependant, de plus en plus de scientifiques et de militants de l'environnement font remarquer que la production de biocombustibles pourrait conduire à de nouveaux problèmes, tels que la dégradation du sol, la pénurie d'eau, des changements dans la biodiversité et la déforestation. Par ailleurs, certaines méthodes de production de biocombustibles ne sont pas neutres en carbone. «La politique que nous menons ne doit pas se contenter de déplacer les problèmes environnementaux d'un secteur à un autre, ou d'un continent à un autre. Au vu des dernières actualités de la presse, il serait presque logique de penser que les biocombustibles causent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent. Il est à souhaiter que cette conférence débatte de tous les avantages et inconvénients, sans craindre le favoritisme, tout en adhérant à des faits concrets et en évitant les mythes populistes», a déclaré le président de la Commission. M. Barroso est cependant convaincu qu'«il est possible de gérer le développement des biocombustibles de façon à en récolter les fruits potentiels, sans engendrer de nouveaux problèmes.» Davantage de recherche contribuera à l'amélioration des méthodes de production. C'est pourquoi la Commission donne la priorité aux biocombustibles de seconde génération, à la biotechnologie industrielle et aux bioraffineries. M. Barroso s'est engagé à ce que la Commission européenne fasse des efforts à l'échelon international, afin d'assurer la production et la consommation durables des biocombustibles. «Il nous faudra mettre en place un mécanisme de viabilité durable, afin de sous-tendre un nouveau marché pour ces produits», a-t-il déclaré. Les préoccupations de M. Barroso en matière d'énergie ont été réitérées par Peter Mandelson. Ce dernier a averti que les consommateurs ne toléreraient pas la production de biocombustibles si ce processus doit nuire à d'autres: «Les Européens ne paieront pas des prix plus élevés pour les biocombustibles si l'éthanol de leur voiture est produit de façon non durable par la mise à feu systématique des champs après les récoltes, ou s'il est obtenu au détriment des forêts tropicales.» M. Mandelson a également insisté sur les bénéfices des biocombustibles pour les pays en développement, qui sont souvent plus à même de cultiver des produits agricoles de meilleure qualité que les Européens. De nombreux pays en développement ont une capacité agricole plus que suffisante. De plus, leur climat et leurs terres sont très propices aux biocarburants riches en énergie. La Commission européenne espère que l'UE pourra augmenter la part des biocombustibles dans le marché des carburants de l'UE pour atteindre 5,75% d'ici 2010. En 2006 le taux de cette part était de 1,5%. «La réalisation de l'objectif 2010 me semble assez compromise», a déclaré Andris Piebalgs. L'objectif des 10%, que nous nous sommes fixé pour 2020, semble plus réaliste. Les États membres de l'UE devront donc trouver des motivations pour encourager l'entreprise. «Les biocombustibles ne représentent pas la panacée à tous nos problèmes énergétiques. Cependant, ils représentent un élément essentiel de notre future approche de la politique énergétique et un moyen de s'assurer que le secteur des transports joue pleinement son rôle dans nos efforts de lutte contre le réchauffement mondial et de diversification des sources de combustibles», a conclu M. Piebalgs.

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