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Présentation de la nouvelle feuille de route consacrée aux infrastructures de recherche à Versailles

Les sciences environnementales et biologiques sont en tête de la liste des 10 infrastructures de recherche qui ont été ajoutées à la feuille de route européenne consacrée aux infrastructures de recherche. La seconde version de la feuille de route, rédigée par le forum stratégi...

Les sciences environnementales et biologiques sont en tête de la liste des 10 infrastructures de recherche qui ont été ajoutées à la feuille de route européenne consacrée aux infrastructures de recherche. La seconde version de la feuille de route, rédigée par le forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche (ESFRI), a été présentée au cours de la conférence sur les infrastructures de recherche, tenue à Versailles, en France, le 9 décembre dernier. Parmi les amendements appliqués au document figurent une mise à niveau du système radar utilisé pour l'étude des divers processus atmosphériques; une base d'observation en Arctique essentielle pour approfondir les connaissances actuelles en matière de changement environnemental mondial; ainsi qu'un réseau de sites étudiant les approches alternatives au captage et au stockage du carbone. Dans le domaine des sciences médicales et biologiques, les nouveaux arrivants sur la feuille de route permettraient de s'attaquer aux menaces d'une épidémie causée par les maladies infectieuses nouvelles ou existantes ainsi qu'au besoin de perfectionner les technologies de l'imagerie biomédicale pour leurs diverses applications biologiques et médicales. En ce qui concerne les autres domaines, une nouvelle plateforme ouverte de contrôle permettra aux chercheurs du secteur industriel et universitaire d'accéder, entre autres, à des ressources pour le développement de petites molécules bioactives. Les scientifiques spécialisés dans les matériaux n'ont rajouté qu'un seul élément à la liste, à savoir le laboratoire de champ magnétique européen, qui permettrait aux chercheurs européens d'étudier l'état de la matière en offrant des champs magnétiques extrêmement puissants. La feuille de route compte désormais 44 projets; l'un des 35 premiers projets, le projet EROHS («European resource observatory for the humanities and social sciences»), a été abandonné car les thèmes traités se chevauchaient avec ceux de plusieurs autres projets. Ce qui soulève à présent la question relative au financement de ces projets ambitieux, étant donné les circonstances actuelles de crise économique. Au cours de la session d'ouverture de la conférence, tous les intervenants pensaient que, maintenant plus que jamais, les investissements dans la recherche en général et dans les infrastructures en particulier étaient essentiels pour relancer l'économie. «Nous traversons actuellement une période économique difficile; il est donc important d'optimiser les fonds disponibles pour ces installations et équipements de recherche de plus en plus complexes et onéreux», explique Janez Potocnik, commissaire européen en charge de la science et de la recherche. Valérie Pécresse, ministre française de l'enseignement supérieur et de la recherche, a comparé les infrastructures de recherche à des «armes contre la crise économique». Malgré la récente récession économique, des progrès on été effectués dans un certain nombre d'infrastructures qui figuraient dans la première version de la feuille de route: sept d'entre elles sont déjà en cours de construction ou disposent des fonds et accords nécessaires à leur mise en place. Parmi les projets déjà entamés se trouvent la modernisation de l'installation européenne de rayonnement synchrotron, l'installation pour la recherche sur les ions et antiprotons, et enfin le laser d'électrons libre à rayons X. Onze autres projets sont également bien avancés, bien que les accords et fonds ne soient pas encore totalement prêts. Dans de nombreux cas, les phases préparatoires de ces infrastructures sont financées au titre du septième programme-cadre (7e PC) de l'UE. Au niveau national, près de 16 pays européens ont publié leur propre feuille de route, ou sont en phase de la rédiger ou de l'actualiser. La majorité de ces documents présentent un mélange des priorités européennes, identifiées par l'ESFRI, ainsi que des projets nationaux plus petits, en accord avec les priorités nationales. Depuis la publication de la dernière version de la feuille de route en 2006, l'ESFRI s'est également concentré sur l'importance des e-infrastructures dans tous les projets approuvés par le forum. «Certains domaines de recherche n'ont pas pour habitude de mettre leurs données brutes à la disposition de toute la communauté scientifique», explique Carlo Rizzuto, président du forum à CORDIS Nouvelles. Une autre question soulevée lors de la conférence était la distribution géographique de ces infrastructures. «L'exercice de l'ESFRI ne devrait pas conduire à une concentration géographique de ces infrastructures», commente Mme Pécresse. Parallèlement, l'un des défis majeurs auquel les infrastructures doivent faire face est l'absence de cadre juridique, par exemple une organisation paneuropéenne. La Commission européenne avait proposé un cadre juridique l'été dernier, et les ministres européens de la recherche avaient approuvé la quasi-totalité du document. Néanmoins, un désaccord subsiste quant à la décision concernant l'exonération de ces infrastructures de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée). La présidence tchèque de l'UE aura donc la responsabilité de trancher sur ce problème. Le commissaire Potocnik a conseillé aux ministres de ne pas retarder leur validation du cadre. «À moins que nous éliminions les restrictions légales et fiscales de ces infrastructures de recherche, nous serons responsables des années de retard infligées aux projets de l'ESFRI», a-t-il fait remarquer. «Nous ne devons pas gâcher notre potentiel de leader dans le domaine de la recherche.»

Pays

France

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