Espionner les cellules des protéines
La médecine repose énormément sur les systèmes d'imagerie précis pour observer les cellules des protéines, cartographier leur comportement, diagnostiquer la maladie et même proposer des traitements. De manière générale, les microscopes électroniques qui permettent le grossissement électronique des images sont utilisés pour observer ce genre de cellules. Des progrès récents en chimie organique, biologie moléculaire et sciences des matériaux ont ouvert la voie à de grandes améliorations dans la technologie des microscopes. Un projet européen très entreprenant crée plusieurs nouvelles classes de sondes fluorescentes pouvant être utilisées pour l'imagerie en biologie cellulaire. Ce projet, intitulé «Innovation and application of genetically encoded probes for correlated live-cell imaging and electron microscopy», est entièrement financé par l'UE. Il ouvre des possibilités infinies; en effet, les sondes permettent d'étudier les protéines en direct ou des spécimens fixes, de localiser l'activité des protéines ou encore de modifier leurs fonctions. L'objectif de ce projet est de développer une sonde en associant deux technologies, à savoir l'imagerie par fluorescence de cellules vivantes et la microscopie électronique (Clem), qui vise simultanément des protéines spécifiques. On étudie également la possibilité d'augmenter la résolution de l'imagerie, notamment celle de la microscopie basée sur la lumière que l'on appelait avant la microscopie Palm (microscopie photo-activée de localisation). L'équipe du projet a fait de grands progrès dans ses recherches et est parvenue à introduire la biologie moléculaire et la culture de cellules dans un environnement traditionnel en laboratoire de microscopie électronique. Un microscope basé sur ces technologies associées a été développé et testé, donnant lieu au «premier véritable outil génétiquement encodé pour la recherche sur les protéines qui permet l'imagerie des cellules vivantes et la microscopie électronique connexe». De manière générale, l'imagerie microscopique a été améliorée et on peut désormais observer des régions plus vastes grâce à ce nouveau microscope. Cette technologie permet l'imagerie à un niveau de détail extrêmement précis (niveau «ultrastructurel»), avec un ciblage hautement spécifique. Par ailleurs, étant donné que la sonde est réellement «génétiquement encodée» et facile à utiliser par rapport à la technologie d'encodage des protéines fluorescentes, elle peut être proposée à l'intégralité de la communauté de la recherche en biologie cellulaire.