Skip to main content
Aller à la page d’accueil de la Commission européenne (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
français français
CORDIS - Résultats de la recherche de l’UE
CORDIS
Contenu archivé le 2024-06-16
Insights into novel therapeutic strategies for a nuclear inclusion disease caused by polyalanine expansion

Article Category

Article available in the following languages:

Processus moléculaires responsables de la neurodégénérescence

Les chercheurs ont identifié une cible cellulaire, capable de freiner potentiellement l'évolution d'une maladie neuromusculaire rare. Des recherches supplémentaires sur ses effets moléculaires, permettront peut-être de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Le projet Polyala («Insights into novel therapeutic strategies for a nuclear inclusion disease caused by polyalanine expansion») a permis d'importants progrès en mettant à jour de nouvelles informations sur l'évolution de la dystrophie musculaire oculopharyngée (DMOP). Afin de mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la DMOP, le projet, financé par l'UE, s'est servi de modèles cellulaires et animaux établis au cours de recherches préalables. Les scientifiques du projet Polyala ont fait des recherches fondamentales sur la structure et la fonction de la protéine PABPN1 (poly(A) binding protein) ou protéine nucléaire de liaison au polyA, et plus particulièrement sur le rôle joué par l'allongement de son domaine polyalanine, afin de pouvoir proposer à terme de nouvelles stratégies thérapeutiques. Cette approche a permis aux chercheurs de mieux comprendre les interactions de cette protéine avec d'autres molécules de la cellule. Les partenaires du projet ont également établi un dépistage systématique de molécules capables d'éliminer le phénotype DMOP chez la drosophile, une petite mouche de laboratoire communément appelée «mouche du vinaigre ou mouche des fruits». Cette espèce particulière de drosophile (drosophila melanogaster) est largement utilisée dans les recherches sur l'hérédité et constitue l'organisme de base des études de biologie développementale. Ces travaux ont pu isoler la molécule anti-agrégante 6AP (6-amino-phénanthridine), déjà identifiée sur des modèles d'une autre classe de maladies neurodégénératives, les maladies dites à prion.Des recherches supplémentaires ont montré que la 6AP était un bon suppresseur du phénotype DMOP chez la drosophile. Ces résultats permettent d'envisager le développement de stratégies thérapeutiques avec de nouvelles molécules semblables à 6AP mais présentant moins d'effets toxiques. Les travaux du projet ont également permis de mettre en place un réseau européen compétitif sur la dystrophie musculaire oculopharyngée. La structure de communication ainsi créée continue de faciliter l'échange d'informations, de moyens et de composés au sein de la communauté de chercheurs. Cette initiative a stimulé les interactions des chercheurs avec les patients et les associations de patients et permettra également d'assurer la pérennité de cette communauté après son achèvement.

Découvrir d’autres articles du même domaine d’application

Mon livret 0 0