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Pathogenic role of micro-vesiculation in cerebral Malaria

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Lutter contre le neuropaludisme

Dans de nombreux pays du monde, le neuropaludisme ou paludisme cérébral (CM, pour cerebral malaria) représente une menace sérieuse pour la santé publique et un obstacle majeur au développement économique. Un projet financé par l'UE a étudié le rôle joué par les microparticules (MP) dans le développement de cette maladie.

L'objectif du projet MPCM («Pathogenic role of microvesiculation in cerebral malaria») consistait à élucider les mécanismes responsables de la production de microparticules pour pouvoir à terme, développer de nouveaux traitements contre cette maladie. C'est par injection du parasite plasmodium dans la circulation sanguine que les moustiques transmettent le paludisme lorsqu'ils piquent leur victime pour se nourrir. La maladie peut toucher le cerveau et le système nerveux central (SNC), provoquant des pertes de conscience, des convulsions et même la mort du malade. Des études sur des souris de laboratoire ont montré que la production des microparticules était fortement augmentée chez celles souffrant de neuropaludisme. Ces microparticules circulent dans le flux sanguin et peuvent être d'origine plaquettaire, cellules qui jouent un rôle dans la coagulation sanguine, ou endothéliale par vésiculation des cellules qui tapissent les vaisseaux. Des études sur le cerveau humain suggèrent que l'utilisation d'anti-inflammatoires pourrait permettre de réduire la production de ces microparticules. Cette initiative a réuni des équipes provenant de disciplines complémentaires comme l'immunologie, la pathologie, la biologie cellulaire et la génétique. Des collègues scientifiques du Cameroun, d'Inde, du Malawi et de Tanzanie, pays fortement touchés par la maladie, ont largement contribué à ces recherches. Une meilleure connaissance des mécanismes de production des microparticules permettra à terme d'envisager de nouveaux traitements, de meilleurs soins et une réduction significative du nombre de décès provoqués par cette forme très sévère du paludisme.

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