L'effet protecteur des prions cellulaires
Sous les auspices du programme LIFE QUALITY, le projet PRP AND NEURODEGENER a mis l'accent sur les mécanismes conduisant de l'infection par les PrP à la neurodégénération. Les chercheurs se sont plus particulièrement penchés sur le rôle du PrP naturel (PrPC), qui est exprimé dans des cellules neuronales saines non infectées. Sous sa forme naturelle, le PrP intervient dans divers mécanismes naturels et jouerait un rôle dans la protection des composants cellulaires contre le stress oxydatif. Un lien a été établi entre ce dernier et la neurodégénération, montrant que la forme mutée virulente du PrP pourrait interférer avec la fonction naturelle du PrP, à savoir protéger les cellules du stress oxydatif. Des études portant sur une série de lignées cellulaires ont montré que l'expression des PrP conduisait à l'expression d'enzymes antioxydantes et, finalement, à une résistance générale accrue aux stress oxydatifs. L'effet protecteur des PrPC a par ailleurs été démontré dans le cas d'une toxicité cellulaire induite par des métaux. L'expression des PrPC dans des cellules A74 s'est traduite par un effet protecteur marqué contre la toxicité due au cuivre et au zinc. Cet effet n'a cependant pas été observé dans le cas de la toxicité due au manganèse, sans que l'on puisse l'expliquer. La combinaison de ces découvertes avec des observations issues de recherches complémentaires pourrait contribuer à une parfaite compréhension de la fonction cellulaire des PrP et, ce faisant, ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre les EST.