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Obésité: La recherche de l’UE s’attaque à la surcharge pondérale

L’obésité est devenue l’un des principaux défis de santé publique, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement, alors que certaines statistiques font froid dans le dos. Dans le monde, 1,9 milliard d’adultes et 42 millions d’enfants sont en surpoids ou obèses. Eurostat a estimé en 2014 que 51,6 % de la population européenne était en surpoids. Un enfant sur trois est en surpoids dans l’UE.

Le nouveau fléau du vingt-et-unième siècle?

Sur le plan social, le sujet sensible du poids s’est ancré dans notre culture. Des expressions culturelles comprenant notamment le mouvement «grandes tailles» dans l’univers de la mode et le rejet croissant du concept de «fat shaming» (l’idée selon laquelle humilier les personnes en surpoids à ce sujet pourrait les motiver à prendre des décisions plus saines) n’en sont que deux exemples. Toutefois, bien qu’il soit toujours préférable de promouvoir une image positive du corps, les données scientifiques parlent d’elles-mêmes. Être en surpoids ou obèse peut énormément affecter la santé d’une personne, augmentant considérablement le risque de développer des maladies chroniques comme le diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires, certains cancers, de l’hypertension et des maladies coronariennes. En plus des maladies physiques, être en surpoids peut également être à l’origine de toute une série de troubles psychologiques, comme la dépression. Interrogées sur la cause principale de l’obésité, de nombreuses personnes répondraient spontanément qu’il s’agit de l’alimentation. Et, comme notre couverture de ce numéro le souligne, il s’agit en effet d’un facteur essentiel dans les causes de l’obésité. Mais ce n’est pas aussi simple, et beaucoup d’autres éléments qui entrent en jeu doivent également être pris en compte si nous voulons stopper et inverser ce problème croissant de santé publique. Dans les pages qui suivent, vous découvrirez huit projets financés par l’UE qui entendent lutter contre l’obésité et qui contribuent considérablement à améliorer notre compréhension fondamentale de cet état de santé, tout en apportant de possibles solutions afin de nous aider à surmonter cette crise de santé publique qui prend de plus en plus d’ampleur. Des projets comme Child-MHO, EASY et NeuroEE ont réalisé des avancées encourageantes en laboratoire, en montrant comment la génétique et le métabolisme peuvent avoir un effet direct sur le poids d’une personne. En parallèle, le projet i2MOVE, financé par le CER, met au point une nouvelle génération d’interfaces neuronales pour proposer des traitements innovants aux personnes en surpoids ou obèses. D’un point de vue sociologique, le projet OBESCLAIM a étudié le rôle de l’étiquetage nutritionnel apposé sur les produits alimentaires dans la lutte contre l’obésité. Enfin, le projet INNOPREFAT, mené par une PME espagnole innovante, a eu recours à une étonnante association de verveine citronnée et d’hibiscus pour développer un nouveau produit qui s’est révélé efficace pour aider les gens à perdre du poids. Nous nous réjouissons de recevoir vos commentaires. Vous pouvez envoyer vos questions ou suggestions à l’adresse suivante: editorial@cordis.europa.eu

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